mercredi 15 janvier 2014

GUESNAIN, BILAN MUNICIPAL ET PERSPECTIVES ÉLECTORALES...

À Guesnain, Jean Pot tire sa révérence après dix-neuf années de mandat

 La Voix du Nord / 14/01/2014

Jean Pot cède sa place et laisse l'avenir de la commune à son propre destin.VDN


Les vœux de cette année étaient attendus avec une question en suspens pour la population, à la veille des échéances électorales prochaines. Le maire allait-il se représenter après dix-neuf années comme premier magistrat de la commune ? Jean Pot n’a pas trop fait durer le suspense et a annoncé qu’il se retirait de la vie politique.
Les vœux ont démarré par les prestations de l’école de musique et de la chorale, avant que Jean Pot n’entame son dernier discours de vœux en tant que maire de la commune. Rappelant la mémoire de Louis Régnier, illustre concitoyen Guesninois, par une minute de silence, le maire a dressé un bref bilan, sans entrer dans les détails de ses presque deux décennies au service des habitants. Il est revenu sur la construction des cinquante nouveaux logements du cœur d’Îlot, sur la rénovation de soixante-quinze autres, résidence Pasteur (*).
Jean Pot a également attiré l’attention sur les efforts de l’équipe municipale à faire de Guesnain une ville centrée sur la jeunesse et le sport, en particulier avec la rénovation des stades Barran et Delfosse ainsi que du parc Pécourt. « Je préfère à une insertion sociale et éducative, une insertion éducative et sociale », a-t-il lancé avant de poursuivre sur le fait que la ville a aussi mis l’accent sur la jeunesse et l’avenir avec la maison pour tous, la médiathèque qui est une des seules infrastructures du Douaisis de cette qualité, et le cybercentre, outil indispensable à l’ère du numérique. La sécurité a été évoquée avec l’aménagement et la nouvelle circulation rue de Beaumont.
Jean Pot a donc dressé, tour à tour et modestement, un bilan succinct de ses actions. Il laisse, a-t-il estimé, une situation financière plutôt bonne et demande à ses futurs remplaçants de veiller à un développement raisonnable de la commune. Il indique : « Il ne sert à rien d’être pessimiste et attentiste. La vie d’une commune, son cœur, c’est l’ensemble des habitants qui la composent, qui tissent et retissent les liens sociaux pour le mieux vivre ensemble. »
Jean Pot, élu depuis 1995, a voulu faire de Guesnain une commune dynamique, accueillante et ambitieuse. Il laisse les clés de son grand appartement avec une certaine incertitude face aux multitudes de choix qui s’annoncent pour les habitants. Et pour cela, il indique clairement la voie à suivre en citant non sans humour Aragon : « La femme est l’avenir de l’homme ».(**)
La cérémonie s’est terminée par une standing ovation et des applaudissements fournis pour saluer Jean Pot.

GABRIEL COLLIN (CLP)
(*) Il semble que l'article ci-dessus comporte une erreur de taille puisqu'il n'existe pas de résidence Pasteur à Guesnain, et à fortiori pas de rénovation urbaine, mais un lotissement de 75 maisons individuelles neuves, libres de constructeurs dans un quartier situé au sud de la Nationale, en face du café "le Gai nain" et que d'aucuns ont baptisé "Beverley hills" par envie ou dérision, lequel date des années 2000 et dont la rénovation n'est pas de la compétence municipale...

(**)  On aura noté dans ces propos sibyllins la préférence que le premier magistrat semble avoir pour l'une ou l'autre de ses adjointes actuelles, candidates annoncées pour lui succéder, (Maryline Lucas et Corinne Amadéï), plutôt que pour son ex-adjoint, Éric Gola avec qui il est en rupture depuis son premier mandat.

Notre commentaire :

Le maire sortant ne sera donc pas en lice pour les prochaines municipales. Fin du suspense...

Son discours, en forme de bilan des 19 ans passés à la tête de la commune, n'appelle aucune remarque particulière et chacun est à même d'en juger pour la part qui lui revient...
"La situation financière plutôt bonne" dont il est question est à compléter au regard d'un tableau de la Direction générale des finances publiques et des collectivités locales sur la situation fin 2012, dont la lecture montre certes les points forts mais aussi révèle les faiblesses de la gestion passée et présente :




Si le poids de la dette a baissé à Guesnain de près de 25% sur les 3 dernières années, c'est au prix d'un niveau faible d'investissements limités à 109 € par habitant, alors que la moyenne de la strate des villes comparables est de 341€, soit trois fois plus... (Le rond rouge sur la colonne de droite du tableau pointe ce qui apparaît comme étant problématique)
Et pourtant, "la pression fiscale qui indique si la commune est plus ou moins fortement imposée, est supérieure de 19,48% à la moyenne de la strate" (selon les chiffres 2010 qui n'ont guère varié depuis, ndlr.).
"La rigidité structurelle qui traduit les marges de manoeuvre dans les dépenses de la commune est supérieure de 7,54% à la moyenne de la strate" (des villes comparables, ndlr.) 
Il est donc nécessaire et possible que la ville de Guesnain ( à l'instar de sa voisine, Dechy,  laquelle a bénéficié des fonds de l'ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) et dont les résultats sont visibles et éloquents, soit au rendez-vous de l'avenir, maintenant qu'une page est tournée...
Les Municipales de mars 2014 permettront, quel que soit leur résultat, d'ouvrir un nouveau chapitre de l'histoire guesninoise...
La présence au futur Conseil municipal de membres des 3 listes en compétition, selon la représentativité issue des urnes, permettra de vivifier le débat nécessaire qui convient à une assemblée censée représenter tous les citoyens...
Un nouveau chapitre exaltant s'ouvre pour Guesnain...


samedi 11 janvier 2014

CHARTE "ANTICOR" : 9 ENGAGEMENTS POUR NOUS PRÉSERVER DE LA CORRUPTION, LA PRISE ILLÉGALE D'INTÉRÊTS OU LE NÉPOTISME DES ÉLUS MUNICIPAUX

ÉLECTIONS MUNICIPALES - CHARTE ANTICOR 2014

L’association Anticor agit dans le respect des règles fondamentales de la République, définies notamment dans le préambule et dans l’article 1er de la Constitution de 1958 qui dispose : “La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.  Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion”.

Les engagements de cette charte ont valeur de contrat de mandat pour les parties signataires : le candidat tête de liste s’il est élu Maire et l’association Anticor.


Engagements du candidat tête de liste signataire pour son mandat de Maire :

 1) Non cumul et limitation des mandats et des fonctions exécutives 

Le candidat tête de liste signataire s’engage à ne pas cumuler plus d’un mandat électoral et d’une fonction exécutive. Cet engagement ne concerne pas les fonctions qui relèvent de la participation de la commune à une intercommunalité.

2) Bonnes pratiques de gestion

Le candidat signataire s’engage à veiller à la formation de l’ensemble des élus du Conseil municipal, notamment sur l’élaboration et sur le contrôle du budget, la passation des marchés publics, l’exécution des délégations de services publics.

Il s’engage à rendre public le nombre des emplois de cabinet et leur coût total.

3) Transparence

Le candidat signataire s’engage à mettre en ligne sa déclaration d’intérêts.

Il s’engage à mettre en ligne les tableaux des indemnités des élus en euro prévus par l’article L2123-20-1 du Code Général des Collectivités Territoriales pour ce qui est de la commune, et pour ce qui est de la communauté de communes et de tous les syndicats intercommunaux.

Il s’engage, à mettre en place une commission éthique indépendante, comprenant notamment des membres de l’opposition et des citoyens, à laquelle il ne participera pas lui-même. Récipiendaire des déclarations d’intérêts privés et associatifs des élus, comme cela sera prévu par le règlement intérieur, elle indiquera avant chaque Conseil municipal si des élus doivent s’abstenir de participer au débat et au vote de certaines délibérations pour ne pas être en conflit d’intérêts.

Il s’engage à demander et à publier l’avis préalable de cette commission sur tout retrait de fonction ou de délégation.

4) Reconnaissance de l’opposition

Le candidat signataire s’engage à ce que les élus de l’opposition soient représentés dans toutes les commissions, les conseils d’administration, les organismes et structures financés par la commune.

Il s’engage à mettre en place une commission des finances dont il proposera la Présidence à un élu de la minorité.

5) Participation citoyenne

Il s’engage à mettre en place une Commission Consultative des Services Publics Locaux, comme le prévoit le C.G.C.T. pour les communes de plus de 10 000 habitants (Article L1413-1). Il s’engage à rendre public le rapport annuel de cette commission.

Il s’engage à mettre en place une Commission de contrôle financier comprenant notamment des élus minoritaires et des citoyens, dans le respect de l’article R2222-3 du C.G.C.T., et il s’engage à rendre public un rapport annuel des travaux de cette Commission.

Il s’engage à ce que dans toute commission, comité, conseil de quartier ou jury non réglementé, les personnalités qualifiées non-élues soient désignées par la majorité et par l’opposition au prorata de leur représentativité au conseil au municipal.

Il s’engage à ouvrir aux citoyens les travaux de la commission en charge de l’attribution des subventions qu’il s’engage à mettre en place.

6) Publicité des informations

Le candidat signataire s’engage à ce que, pour l’exécution des délégations de services publics et partenariats public-privé, la commission consultative des services publics locaux dispose de l’information nécessaire à la surveillance des coûts, des prix et de la qualité du service rendu et que ses membres bénéficient d’une formation pour l’exercice de leur mission.

Il s’engage à mettre à disposition sur le site internet de la Mairie :

-       les comptes-rendus des réunions de commissions municipales, dans le respect des obligations légales de confidentialité pour les commissions d’appels d’offres et d’urbanisme ;

-       la liste détaillée des subventions attribuées ;

-       les décisions de la juridiction administrative concernant la commune ;

-       les rapports des Chambres régionales des Comptes sur la gestion de la collectivité ou de ses structures associées ;

-       les rapports annuels des délégataires des services publics locaux ;

-       les Plans Locaux d’Urbanisme ;

-       les arrêtés publics du Maire ;

-       le montant des sommes dépensées pour la communication annuelle, ainsi que celles allouées à l’opposition, avec un rappel des montants des années précédentes ;

-       tous les budgets et comptes administratifs de la commune avec les ratios de gestion comparables avec ceux des années précédentes

Pour ces mises à disposition sur le site internet de la Mairie, Anticor recommande l’utilisation des formats libres et ouverts.

Le candidat signataire s’engage à suivre sans délai les avis de la Commission d’accès aux documents administratifs.

7) Traitement des atteintes à la probité

Au nom de l’exemplarité des élus, le candidat signataire s’engage à suspendre les fonctions exécutives et les délégations d’un élu mis en examen pour un délit d’atteinte à la probité dans l’exercice d’un mandat électif.

Il s’engage à retirer les fonctions et délégations de l’élu qui a fait l’objet d’une condamnation définitive pour un délit d’atteinte à la probité.

8) Prévention du trafic d’influence

Le candidat signataire s’engage à prévenir les pratiques d’influence visant à obtenir ou à modifier une décision de la commune.

9) Choix des organismes financiers

Le candidat signataire s’engage à considérer la transparence des organismes prêteurs comme un critère déterminant de son choix en ce qui concerne les emprunts de la commune, et notamment la publication annuelle de leurs activités pays par pays (nom des entités, chiffre d’affaires…).



En contrepartie, l’association Anticor

s’engage à autoriser le candidat signataire à utiliser le logo “Signataire de la charte Anticor 2014″, dont il pourra faire usage dans le cadre de sa campagne des élections municipales de mars 2014 et, le cas échéant, dans le cadre de son mandat de Maire ;
s’engage à promouvoir notamment sur son site, et le cas échéant sur son blog local départemental, la liste des signataires de cette charte.
- Le signataire déclare qu’il est candidat pour un premier mandat de Maire ou un unique renouvellement de celui-ci.

- Le signataire s’engage, s’il se trouvait à cumuler 2 mandats électifs après son élection en tant que Maire, à ne conserver qu’un seul mandat exécutif.

- Le signataire déclare sur l’honneur que son casier judiciaire ne comporte aucune mention de condamnation pour une infraction d’atteinte à la probité publique ([1]).

- Le signataire déclare être informé de ce qu’il engage sa responsabilité contractuelle et que l’Association pourra agir en justice en cas de violation de ces engagements.




NOTRE COMMENTAIRE : 
LES CANDIDATS DE GUESNAIN À L'ÉLECTION MUNICIPALE FERAIENT BIEN DE SIGNER CETTE CHARTE charteanticor2014@gmail.com ) 
OU EN TOUT CAS DE S'EN INSPIRER AFIN DE RÉCONCILIER LES ÉLECTEURS ET CITOYENS AVEC LEURS ÉLUS, DONT ILS ONT UNE PIÈTRE OPINION COMME EN ATTESTE UN SONDAGE SELON LEQUEL 77% DES FRANÇAIS CONSIDÈRENT LES ÉLUS COMME CORROMPUS . (cliquer sur ce lien pour accéder au sondage)
À CE JOUR, DANS LE DOUAISIS, SUR 64 COMMUNES, UNE SEULE CANDIDATE A SIGNÉ CETTE CHARTE, IL S'AGIT DE MARIE-HÉLÈNE QUATREBOEUFS À DOUAI, COMME EN ATTESTE L'ARTICLE DE PRESSE CI-APRÈS DU 17 DÉCEMBRE 2013


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Candidate aux municipales à Douai, Marie-Hélène Quatrebœufs a signé la charte « Anticor »
PUBLIÉ LE 17/12/2013 Par La Voix du Nord

La candidate s’est engagée solennellement et publiquement à respecter l’éthique promue par la charte de l’association.

Ériger la transparence en vertu cardinale, ne pas aller au-delà de deux mandats si elle est élue maire, respecter l’opposition, veiller sur les deniers publics comme sur sa propre tirelire… Voilà, en substance, les engagements qu’a pris la candidate Marie-Hélène Quatrebœufs ce lundi après-midi en paraphant la charte « Municipales 2014 » de l’association Anticor (pour anticorruption).
Au courage et à l’audace qu’arbore son slogan de campagne, Marie-Hélène Quatrebœufs veut ajouter l’éthique. Et que ça se sache. C’est la raison pour laquelle la candidate a accueilli lundi le représentant départemental d’Anticor Éric Darques, afin de signer la charte que cette association promeut en vue des municipales de mars. Pourfendeur autoproclamé des élus cumulards, corrompus, et des dérives clientélistes de tout poil, le commercial sans concession qui se mue volontiers en chevalier blanc de la politique veut imposer aux signataires d’observer « des règles strictes en matière de transparence, d’éthique et de non-cumul des mandats ».
Pour l’heure, seule une dizaine d’élus nordistes ont voté le document, dont Marie-Hélène Quatrebœufs qu’Éric Darques a accepté de rencontrer. « À l’inverse de Françoise Prouvost qui elle aussi me l’a demandé », lâche le bénévole, expliquant que le nom de la présidente du SMTD figure dans « l’enquête personnelle » qu’il mène sur le fiasco du tram de Douai. « Tant que je n’ai pas la certitude qu’elle n’est pas mêlée à tout ça, je refuse de lui faire signer la charte. C’est comme ça », poursuit-il. Reste que la présidente du SMTD, qui confirme en aparté avoir été surprise par ce refus, ne désespère pas d’apposer sa griffe en bas du document si elle est élue…
« Je m’engage à jouer la carte de la transparence, embraye Marie-Hélène Quatrebœufs, pour qui cette signature, actée dans son local de campagne, s’inscrit dans la droite ligne de son engagement. « Les citoyens ont un besoin de transparence et d’échanges permanents aujourd’hui, fait valoir la candidate. Tout ce que je ferai une fois élue maire sera rendu public. » Et de citer en exemples « les commissions municipales » dont elle compte publier le contenu, ou encore l’action des conseillers détachés aux futures maisons de quartier « qui rendront compte des discussions avec les habitants ».
« Service après-vote »
Sans vouloir mettre de pression sur les épaules de son hôtesse, Éric Darques a martelé qu’il veillera à ce que la Douaisienne, comme le reste des signataires, respectent leur engagement à la lettre. Pour cela, il assurera un « service après-vote » qui ne tolérera pas le moindre passe-droit, ni le moindre écart. « Auquel cas, on n’hésitera pas à attaquer les élus en justice », assure le bénévole avec fermeté. « Ça ne me fait pas peur, sourit Marie-Hélène Quatrebœufs. Si j’ai quitté la majorité, c’est justement parce que j’estimais que la communication était absente. Si je signe cette charte, c’est bien la preuve que je veux faire de la politique autrement. Tout le contraire de ce qui a été fait à Douai depuis trente ans. » A. DÉ.
  

CÉRÉMONIE PUBLIQUE DES VOEUX À GUESNAIN, CE DIMANCHE 12 JANVIER 2014 , 10 H. 30, À L'ESPACE FÊTES ET CULTURE JACQUES DUCLOS.


vendredi 10 janvier 2014

CÉRÉMONIE DES VOEUX À HAUT RISQUE. DIRA, DIRA PAS S'IL SE REPRÉSENTE OU PAS, LE MAIRE RISQUE D'AVOIR À PAYER DE SES DENIERS LA RÉCEPTION OFFERTE AUX ADMINISTRÉS

C’est de saison : les traditionnels vœux des maires fleurissent actuellement dans les communes du Douaisis. Mais à trois mois des municipales, l’exercice est cette année bien plus périlleux pour les premiers magistrats. En cette période préélectorale, ces vœux sont soumis à un cadre très strict. Et si le maire profite de cette tribune pour sa propagande, il s’expose à de possibles recours.




Mis à part les petits fours et le champagne, les vœux des maires ont cette année une saveur particulière.VDNPQR






Petits fours, champagne, bilan et projets du premier magistrat devant la population : les traditionnelles cérémonies des vœux des maires sont un exercice bien rodé de la vie municipale. Mais cette année, à trois mois des élections municipales, l’exercice est beaucoup plus risqué. Car en période préélectorale, le maire ne doit pas transformer ce rendez-vous en meeting de propagande pour sa candidature. Un texte de loi existe, l’article L 52.1 du code électoral, qui stipule que le maire qui serait « hors des clous » risque de payer de sa poche (à ses frais de campagne) la cérémonie en question ou pire, de voir son élection future invalidée si un opposant dépose un recours au tribunal.
« Il ne faut pas faire la promotion de son mandat passé, explique Serge Martin, directeur de l’Association des maires du Nord. Si le maire avait l’habitude de passer une rétrospective de l’année écoulée, il peut toujours le faire, mais de la façon la plus neutre possible. Il faut aussi éviter de dire qu’on est ou pas candidat. Sinon la jurisprudence considère que c’est profiter d’une structure offerte par la ville ». Périlleux ! Ces derniers jours, certains maires y sont allés avec des pincettes : « J’peux pas dire grand-chose, mais ça va l’faire », s’est exclamé récemment Claude Merly, maire de Marchiennes, lors de ses vœux. Une manière subtile de dire qu’on pourrait compter sur lui pour mener une liste en mars prochain. « Je n’avais pas le droit de dire que je me présente, pas le droit de parler de mes projets futurs. J’ai seulement évoqué des projets déjà lancés en 2013. Je n’ai surtout pas parlé de politique », explique l’intéressé. Même cas de figure à Lambres-lez-Douai, où Martial Vandewœstyne a plutôt mis en valeur les forces vives et les associations de sa commune. De son côté Jean-Michel Szatny, maire de Dechy, compte dresser le bilan de l’année, « mais pas les projets. ce n’est pas le lieu. Tout comme je n’annoncerai pas ma candidature ce samedi ».
Entre les textes de loi et la réalité sur le terrain, il y a plusieurs interprétations. Car certains maires de l’arrondissement ont bien prévu d’annoncer leur candidature lors de leur cérémonie de vœux. Ce fut le cas la semaine dernière à Roost-Warendin, ce devrait être le cas à Auberchicourt, Guesnain, Flines et dans d’autres communes.
À Douai, Jacques Vernier fait une autre lecture de l’article de loi. « Je connais bien la jurisprudence de ce texte. Il est en fait proscrit de faire des choses qu’on ne fait pas d’habitude à cette cérémonie de vœux. Je ne vais pas particulièrement changer le protocole de ma cérémonie à partir du moment où elle sera la même que les années précédentes. » Même position pour Freddy Kaczmarek, maire d’Auby : « Je ne change rien ! C’est l’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée. C’est un moment incontournable que je fais chaque année. Comme d’habitude, j’évoque aussi la politique nationale. En revanche, je pense que ce n’est pas le lieu pour annoncer sa candidature. Ça c’est l’engagement d’une liste ».
« L’objectif est d’éviter autant que possible des risques de contentieux électoral, conclut Jacques Destouches, sous-préfet de Douai. On ne peut que recommander aux maires d’être les plus neutres possible sur la valorisation des bilans. Il y a une différence à faire entre les bilans neutres et factuels et une campagne de promotion publicitaire. »
Les recours qui aboutissent sont rares, surtout ceux qui entraînent une invalidation des élections. Mais ils sont toujours pris en considération, a fortiori quand le résultat des élections a pu se jouer à quelques voix près…




dimanche 29 décembre 2013

L'APOLITISME EST-IL UNE VERTU ? UN PROGRAMME ? ÉRIC GOLA VEUT NOUS EN CONVAINCRE



NOTRE COMMENTAIRE :
Par delà les mots employés, et la démarche engagée par ce candidat d'un nouveau genre, mais qui n'est pas né de la dernière pluie non plus, on ne peut  pas nier que cette candidature réponde objectivement à un certain besoin de renouvellement d'une vie locale jugée un peu terne et routinière, un rejet des partis politiques jugés co-responsables, à tour de rôle ou ensemble, de ce qui va mal pour les Guesninois, au plan local comme national, à savoir le chômage massif, la crise économique qui balaie tout sur son passage, la perte des valeurs de solidarité, de respect et d'entraide.
Mais l'apolitisme de cette démarche qui répond au sentiment de "tous pourris" qui traverse les esprits est-il en soi un programme et correspond-il vraiment à ce que l'on attend d'une gestion municipale moderne, certes mais avant tout humaine et désintéressée ?
Ce sera aux électeurs et électrices de répondre à cette question...
Pour le moment, à défaut de propositions concrètes, ce programme reste dans le flou artistique...

lundi 23 décembre 2013

GUESNAIN, LE BILAN MUNICIPAL, EN ATTENDANT LE 12 JANVIER 2014, SUSPENSE OBLIGE...

Guesnain, bilan des maires : «Permettre un accès aussi large que possible à la culture, au sport...»



Maire apparenté PCF de la commune depuis 1995, Jean Pot indiquera, lors de la cérémonie des vœux du 12 janvier, s’il se représente. En attendant il présente son bilan, assez typique de certaines municipalités communistes : priorité à l’aide sociale et proposer un maximum d’activités culturelles, sportives, etc., au tarif le plus bas possible pour la population.


PHOTO « LA VOIX »
« Je dirai lors de la cérémonie des vœux, le 12 janvier, si je me représente à un nouveau mandat. » Jean Pot, élu à Guesnain depuis 1995, commence à être âgé, est ennuyé par des problèmes de santé mais surtout compare ce contexte politique aux précédents : « Si je suis venu en 1995, c’est parce qu’il y avait l’union de la gauche. Aujourd’hui, face au déchirement de cette union, je réfléchis. »
Au niveau du bilan, il n’y a a priori pas de problème (cf. son élection en 1995 suivie de ses deux réélections). « Mon principal souci a toujours été d’aider la population guesninoise, qui habite cette ancienne ville minière assez déshéritée en leur offrant, dans la mesure de nos possibilités, le maximum d’opportunités culturelles, sportives, de détente, etc., avec une priorité sur l’aide sociale. » Le maire décline cette action par le biais des équipements communaux. « On a bien entretenu la Maison pour tous où les Guesninois peuvent pratiquer de nombreuses activités de loisirs. Ce faisant, c’est un lieu où ils se rencontrent, discutent. »

La médiathèque : « Elle a été construite sous le mandat précédent avec la volonté d’offrir l’accès le plus large possible à la culture. »
Le relais d’assistantes maternelles : « Il a la particularité d’être intercommunal et réunit, outre Guesnain, les communes de Lewarde, Loffre, Masny et Bruille-lez-Marchiennes. À l’heure actuelle, quarante-trois assistantes maternelles travaillent sur Guesnain. »

Le sport : « On a refait le stade Barran en 2007-2008, dont l’entretien nous coûte très cher. Là, on vient de terminer la réalisation du stade Delfosse. La commune possède de très nombreuses sociétés sportives qui marchent très bien. C’est une grande satisfaction pour le conseil municipal. »

Les écoles : « On y réalise de nombreux travaux d’entretien. Les livres sont fournis gratuitement aux élèves. »
Le bras armé de la mairie pour entretenir ces bâtiments, mais surtout « pour répondre le plus rapidement possible aux demandes de la population », ce sont les services techniques, « très bien équipés. »
Ces infrastructures (médiathèque, école de musique, etc.), et les nombreuses associations qui se sont développées autour amènent à Guesnain la population des communes alentours, celles trop petites pour engager de telles dépenses d’équipement, comme Loffre, Roucourt ou encore Lewarde.
Les travaux de voirie ont été aussi une préoccupation constante, couplée à celle d’améliorer la sécurité routière. « Durant ce mandat on a refait les rues Francisco-Ferrer, Victor-Hugo, de Bonnière, de Beaumont et de la Chapelle, cette dernière pour desservir le cimetière paysager que nous sommes en train de terminer. Nous sommes aussi en train de créer une voirie piétonnière avec parking pour desservir l’école Elsa-Triolet. Enfin, on consacre 60 000 € par an à la rénovation de l’éclairage public. »
La commune n’a pas hésité sur la vidéosurveillance, au parc Pécourt, autour des bâtiments communaux, etc., « pour prévenir les dégradations et actes de délinquance » qui, à Guesnain comme ailleurs, ignorent la crise.
Avec 4 600 habitants, la commune n’est pas loin du seuil des 5 000, intéressant au plan des dotations de l’État. Mais comme toutes les anciennes villes minières, elle a perdu de la population que, contrairement à d’autres, elle n’a pas retrouvée. Mais ce n’est pas non plus une priorité de la municipalité. « Construire des logements, nous le faisons. Il y a eu le lotissement Pasteur et ses 75 logements sous le précédent mandat ; celui du Cœur d’îlot qui va se terminer au début de l’année prochaine. Notre priorité est d’abord que les Guesninois soient correctement logés, sachant que le pourcentage de logements sociaux est de plus de 50 %… »

Des craintes pour l’avenir
Le maire assure que les finances communales sont saines. Il a l’élégance de reconnaître qu’il a, en 1995, pris les rênes d’une commune « correctement gérée (…) Les impôts locaux n’ont pas augmenté depuis 2010 et la dette par habitant est de 94 €. La commune étant pauvre, c’est l’aide de la Communauté d’agglomération du Douaisis et surtout la recherche permanente de subventions qui nous ont permis de réaliser ce que nous avons fait, qui est un travail d’équipe » Ce qui ne l’empêche pas de nourrir quelques craintes : « En 2015, pour la municipalité qui y sera confrontée, la mise aux normes des bâtiments publics nous coûtera 1,2 million d’euros. C’est énorme. Il faudra aussi s’intéresser à la requalification du centre-ville pour retrouver une certaine activité commerciale. » 

On saura le 12 janvier si le maire est sur les rangs pour continuer son œuvre.

PAR JEAN-LUC ROCHAT
douai@lavoixdunord.fr

NOTRE COMMENTAIRE :
Il convient d'attendre la décision qui sera annoncée le 12 janvier 2014 pour savoir si le maire sortant entre dans la compétition ou se retire, sans consigne ou en orientant le choix de ses fidèles vers l'une ou l'autre des listes en voie de constitution.
Dès lors, on saura mieux quelle tournure prendra la campagne des municipales à Guesnain, sachant que rien n'est jamais acquis jusqu'à la date du scrutin qui réserve toujours des surprises au final. 
Quant au bilan exposé ci-dessus par le maire à un journaliste de LA VOIX DU NORD, chaque électeur ou électrice est à même de juger en conscience s'il correspond bien à la vérité, aux attentes du début de mandat où s'il est éloigné des préoccupations et des attentes légitimes de chacun. 
Ce qui importe maintenant, c'est quel programme pour l'avenir de Guesnain et de ses habitants jusqu'en 2020, soit 6 ans de mandat municipal, au vu du bilan certes, mais aussi  des nécessités démocratiques, sociales, économiques et écologiques. La population aura à répondre : 

" STOP OU ENCORE ? "

jeudi 19 décembre 2013

LE FRONT DE GAUCHE SERA BIEN PRÉSENT AUX MUNICIPALES DE GUESNAIN



"Ce n’était pas encore une présentation de liste, mais une déclaration de candidature à laquelle s’est livrée le Front de Gauche mardi soir. Alors que le maire n’a pas encore dit s’il se représenterait, une de ses adjointes, Marilyne Lucas, a tenu à faire savoir qu’une liste était en préparation. « Nous attendons la décision de M. le maire pour savoir qui la conduira. Nous avons mené un travail d’équipe formidable avec lui, et nous continuerons tout ce qui a été entrepris. » Rendez-vous en janvier pour avoir le détail de la liste."
(D'APRÈS VOIX DU NORD DU 19 DÉCEMBRE 2013)

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NOTRE COMMENTAIRE (sous réserve de précisions ou de rectifications par leurs auteurs des propos rapportés par la Voix du Nord) :

CE N'ÉTAIT PAS UNE SURPRISE, TOUT LE MONDE ATTENDAIT CETTE ANNONCE, POURTANT LES CIRCONSTANCES DE CETTE ENTRÉE EN LICE ET LE TON D'APPARENTE SOUMISSION À UNE DÉCISION QUI VIENDRAIT D'EN HAUT (*) PEUVENT SURPRENDRE, SANS COMPTER L'INCONGRUITÉ D'UNE EXPRESSION COMME "travail d’équipe formidable" (ALORS QUE L'ON SAIT QUE CETTE ÉQUIPE A VOLÉ EN ÉCLATS BIEN AVANT L'ANNONCE DE CANDIDATURE DE CORINNE AMADËI ET D'ÉRIC GOLA ET QUE LES MOTS  ÉCHANGÉS SOUS LE MANTEAU, LES REGARDS FURIBONDS LANCÉS À LA CANTONADE ET LE MÉPRIS MUTUEL AFFICHÉ LORS DES DIFFÉRENTS ÉVÉNEMENTS LOCAUX RÉCENTS, N'ONT RIEN DE FRATERNEL NI DE "formidable").
PAR AILLEURS, LA CONCLUSION : "nous continuerons tout ce qui a été entrepris" LAISSE PEU AUGURER DE L'ESPRIT DE RENOUVEAU ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL ET DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE QU'UNE POLITIQUE LABELLISÉE "FRONT DE GAUCHE " PRÉCONISE.

ENFIN, IL EST SYMPTOMATIQUE QUE LE MOT "COMMUNISTE" OU QUE L'ABRÉVIATION "P.C.F." N'APPARAISSENT PAS, NI DANS L'INTITULÉ NI MÊME DANS LE CONTENU DE L'ARTICLE... 


MAIS LAISSONS AU BÉNÉFICE DU DOUTE LE SOIN À CETTE LISTE QU'ON NOUS PROMET POUR JANVIER DE NOUS SURPRENDRE, DE NOUS CONVAINCRE, À DÉFAUT DE NOUS SÉDUIRE... 

CETTE FOIS-CI, À LA DIFFÉRENCE DE 2008 OÙ LE COMBAT N'EUT PAS LIEU, FAUTE DE COMBATTANTS, IL Y AURA AU MOINS 3 LISTES EN COMPÉTITION, LA DÉMOCRATIE EN SORTIRA FORCÉMENT RENFORCÉE. 
ON L'ESPÈRE EN TOUT CAS... ET LE FAIR PLAY AUSSI SI POSSIBLE, CE QUI EST MOINS SÛR...

(*) 
"Il n'est pas de sauveur suprême :
Ni Dieu, ni César, ni tribun. "(L'internationale, Paul Degeyter)