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samedi 1 juin 2013

LES ÉLUS COMMUNISTES OPPOSÉS À LA CONFISCATION DES POUVOIRS DU MAIRE PAR LA NOUVELLE RÉFORME DES INSTITUTIONS DU GOUVERNEMENT



LES ÉLUS COMMUNISTES OPPOSÉS À LA CONFISCATION DES POUVOIRS DU MAIRE PAR LA NOUVELLE RÉFORME DES INSTITUTIONS DU GOUVERNEMENT



Le parti communiste a fait un point presse vendredi 24 mai sur la réforme concernant la prétendue décentralisation des pouvoirs. Cette réforme a en fait pour but de donner plus de pouvoirs aux grandes métropoles et d'en retirer aux maires.
Les élus communistes, scandalisés, étaient nombreux pour présenter la nocivité de cette réforme, Charles Beauchamp, conseil général du canton d'Arleux, Jacques Michon, maire de Waziers, Thierry Dancoisne, maire de Lallaing, Cécile Demarecaux, adjointe au maire de Sin le noble, Odile Hage, conseillère municipale de Douai et Freddy Kaczmarek , maire d'Auby. Mais aussi Alain Bruneel, conseil général du canton de Douai-sud et maire de Lewarde ainsi que les députés Marc Dolez et Jean-Jacques Candelier.
Avant d'entamer le débat, Alain Bruneel a fait un triste constat sur l'état de la France. Il a notamment fait référence au fossé entre la politique mise en place et les citoyens : «François Hollande à la tête du pays :  on souffle sa première bougie en tant que président de la République, ce sont des noces de coton, pourtant il ne fait pas dans la dentelle. »
Il est ensuite entré dans le vif du sujet : la décentralisation des pouvoirs. Une nouvelle réforme a été mise en place, les grandes métropoles se verront attribuer beaucoup plus de compétences . Les communes et départements se verront donc retirer une grosse part de leur pouvoir décisionnel. Les grandes métropoles concernées sont celles de 400 000 habitants minimum. Dans le Nord, il s'agit de la métropole de Lille, elle détient 40 % de la population totale du département. C'est une décision dramatique pour les élus : « on veut le maintien des emplois publics, ce qui va se passer concrètement, c'est que tout les techniciens des communes vont être mis de côté, des entreprises privées prendront leur travail », cette restructuration va empêcher la proximité de base entre l'État et les citoyens. « On est en train de détruire le contact le plus important, les citoyens n'auront plus leur mot à dire, on les écarte complètement du pouvoir décisionnel ».
Marc Dolez, député du Front de gauche, se plaint lui du manque de changement annoncé par Hollande : « Nicolas Sarkozy avait déjà commencé en 2010 et mis en place les grandes lignes de cette réforme. Ce qu'on constate aujourd'hui c'est que Ayrault et son gouvernement vont encore plus loin alors qu'il parlait au départ de l'abroger ». « Il va y avoir une fracture territoriale considérable entre les métropoles et le reste du territoire. Par exemple dans le Nord, il y aura Lille et son agglomération d'une part et le reste sera délaissé. C'est mettre en concurrence les territoires au lieu de les solidariser. »
Jean-Jacques Candelier, député et maire de Bruilles-lez- Marchiennes est consterné : « il y a 36 300 communes en France, j'y tiens. C'est le foyer démocratique, un foyer de résistance. Qui va marier les citoyens ? Qui va prendre des décisions communales ? ».
Et puisque cette réforme entrera en application après les élections municipales de 2014, comment mener campagne et promettre des choses alors que l'on ne pourra pas appliquer les promesses faites puisque on n'aura plus le pouvoir décisionnel dans nos communes ? »
Freddy Kaczmarek , maire d'Auby est sûr que cette mesure n'est pas la bonne : « le maire d'Arleux, responsable UMP, Masclet, et d'accord avec nous, ainsi qu'une majorité de maires. Prenons des exemples simples, un habitant qui a un problème avec les poubelles, il vient voir son maire. Là, il devra aller au conseil d'agglomération voir Christian Poiret, donc il abandonnera. Je n'accepterai pas que des gens prennent des décisions à notre place et surtout à la place de nos citoyens. C'est inacceptable !

samedi 9 mars 2013

Réforme des rythmes scolaires : pour les élus communistes et Républicains du Douaisis,on a oublié l'essentiel...



Pour les élus communistes et Républicains du Douaisis, il est hors de question que les communes dont ils ont la gestion mettent en place la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. 


Manque de concertation et de moyens  

S’ils sont tout à fait d’accord avec Vincent Peillon sur la nécessité d’une refondation de l’école « pour mettre un terme à dix ans de phagocytage de l’éducation par une politique de droite », les élus communistes et Républicains du Douaisis se posent en revanche beaucoup de questions sur la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle est voulue par le ministre de l’Éducation nationale. Or, le sujet devient urgent puisque les maires vont devoir dire, avant le 31 mars, si leur commune passe aux nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée 2013 (avec à la clef un petit coup de pouce financier de l’État pour mettre en place des activités périscolaires) ou si elle attendra 2014.
Pas d’hésitation pour les élus communistes et Républicains : hors de question de basculer dès 2013. La réforme des rythmes scolaires est un sujet trop important pour être mise en place d’une manière précipitée : « Il n’y a eu aucune concertation, ni auprès des enseignants, alors que l’on sait pertinemment qu’aucune réforme d’envergure ne peut se faire sans leur adhésion ; ni auprès des élus, quand bien même les collectivités territoriales seront lourdement impliquées ». 
Marché de dupes
Jacques Michon, maire de Waziers, a d’ailleurs fait ses petits calculs : en comptant la rémunération de l’animateur, les transports et autres frais comme le chauffage par exemple, il en coûtera à sa commune 176,88 € par élève et par an : « Or, l’aide de l’État n’est que d’une cinquantaine d’euros par élève et par an, voire 90 € en remplissant certaines conditions, pour la première année. Elle chute à 45 € la deuxième année puis il n’y en a plus du tout. On est donc bien loin de nos 176 euros. Et encore a-t-on fait le calcul avec des animations de base. Si on veut un vrai professeur de musique, on ne va pas le payer 10 euros de l’heure ».
Et les élus de stigmatiser le gel des dotations de l’État que subissent les collectivités territoriales depuis 2010 : « Dotations dans lesquelles on va encore devoir taillerÀ travers cette réforme des rythmes scolaires, l’État tente tout simplement de se décharger à nouveau sur nous de ses responsabilités. Et une fois de plus, cela se fera au détriment des communes les plus pauvres. Les parents ne seront-ils pas tentés d’aller mettre leurs enfants dans les écoles des communes qui proposent les meilleures activités ?»
Nécessité d'une approche globale sur l'école
Quant à savoir pourquoi les rythmes scolaires sont dissociés de la réflexion globale sur la refondation de l’école, les élus ne comprennent tout simplement pas : « La réforme des rythmes scolaires n’est pas une fin en soi, ni un remède à l’échec scolaire. Il faut avoir une approche globale.  En n’associant pas les gens à des débats du style de celui-ci, on renforce le sentiment de mépris que ressent pas mal de monde de la part des hommes politique et, par là, le rejet de la politique ».
(D'après la Voix du Nord)

Participaient à cette conférence de presse : Odile Hage, conseillère municipale de Douai ; Thierry Dancoine, maire de Lallaing ; Nadine Savary, adjointe au maire d’Orchies ; Jean-Jacques Candelier, député et maire de Bruille-lez-Marchiennes ; Jacques Michon, maire de Waziers et conseiller général ; Cécile Desmarécaux, adjointe au maire de Sin-le-Noble ; Alain Bruneel, maire de Lewarde et conseiller général.