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jeudi 19 février 2015

CONTRE LA BAISSE DES DOTATIONS DE L'ÉTAT AUX COMMUNES, LES ÉLUS COMMUNISTES PROPOSENT DE VOTER DES BUDGETS EN DÉSÉQUILIBRE, C'EST DANS L'OBSERVATEUR DU 19 FÉVRIER 2015

Aller contre la loi : c'est la proposition des élus communistes


Révoltés contre la baisse des dotations de l’Etat, les élus communistes font une drôle de proposition aux mairies : voter un budget déséquilibré, ce qui est interdit.

Vendredi 13 février au matin, des élus communistes du Douaisis avaient rendez-vous avec le sous-préfet de Douai. Leur volonté : lui faire comprendre qu'ils refusent la baisse des dotations de l'Etat vers les communes pour 2015, 2016 et 2017. En effet, le gouvernement a lancé un grand plan de diminution de ses aides financières à direction des communes. « A Lewarde, on perd 33 000 euros » , lance Alain Bruneel, le maire de cette commune. A Waziers, il faut compter 20000 à 30 000 euros, 105 000 euros pour la commune d'Auby. Les maires de ces deux communes étaient également présents, accompagnés de deux députés, Marc Dolez et Jean-Jacques Candelier, et d'un conseiller général, Charles Beauchamp. Le sous-préfet a reconnu cette baisse, mais pour qu'il puisse se mettre à la place des maires de son arrondissement, les élus communistes ont eu une drôle d'idée : « Nous allons proposer à toutes les communes de voter un budget non-équilibré » , sourit Freddy Kaczmarek, maire d'Auby. Et Jean-Jacques Candelier d'expliquer : « c'est interdit de voter un tel budget. La sous-préfecture serait obligée de reprendre notre budget. » Et de s'y casser la tête comme les communes le font actuellement pour l'année 2015. Plus sérieusement, les élus communistes pourraient se rapprocher de l'association des maires du Nord. Bien qu'elle soit présidée par un maire UMP (Patrick Masclet, maire d'Arleux), ils pourraient quand même trouver une oreille attentive. En effet, malgré leur différences politiques très notables, la contestation de la baisse des dotations de l'Etat est bien le sujet sur lequel les communistes et Patrick Masclet semblent tenir le même discours.

jeudi 22 janvier 2015

QUELQUES RÉACTIONS APRÈS LE DÉCÉS DE GEORGES HAGE PAR CEUX QUI L'ONT COTOYÉ OU ... AFFRONTÉ


Charles Beauchamp : « Une perte cruelle »
Conseiller général du canton d’Arleux et camarade de Parti de Georges Hage, Charles Beauchamp déplore « une perte cruelle pour les communistes du Douaisis. C’était un grand député qui a mis sa vie au service des travailleurs et des plus faibles.
On l’oublie souvent, mais Georges Hage a été l’un des artisans de l’arrivée de l’usine Renault à Douai. On lui doit aussi la loi sur le harcèlement au travail.
Tout ce qui était social, d’une manière générale, le touchait beaucoup. Sur le plan international, Il prenait la défense des peuples cubain, palestinien… C’était une constante chez lui, il prenait toujours la défense des plus faibles.
Georges Hage, c’était aussi un communiste qui était resté fidèle aux valeurs du marxisme, à ses engagements de progrès et de justice sociale. C’est quelque chose de suffisamment rare aujourd’hui pour qu’on le souligne. Georges Hage était révolté contre une certaine gauche de gouvernement qui oublie le partage des richesses. C’était un grand militant…
Et puis… Geo était un véritable érudit. Un homme d’une grande culture. »


Jacques Vernier : « Un homme tolérant »
Les convictions politiques de Georges Hage et Jacques Vernier étaient diamétralement opposées. Ce qui ne les a pas empêchés de partager des combats, dès lors que l’intérêt de Douai était en jeu. « Il y a un souvenir qui restera, je crois, à jamais gravé dans ma mémoire, se remémore l’ancien maire de Douai. C’est le combat que nous avons mené tous les trois, avec Georges Hage et Marc Dollez, pour le maintien à Douai du 58e régiment d’artillerie. Nous nous sommes retrouvés à 1 200 Douaisiens, un dimanche de novembre 2001, Gayant en tête, sur le parvis des Invalides à Paris, pour manifester notre attachement à notre régiment. Nous étions dangereusement montés sur le parapet des Invalides pour remercier les participants d’être venus et je ne sais pas comment nous ne sommes pas tombés dans les douves.
Je me souviens aussi du combat que nous avons lancé et gagné pour que l’Imprimerie nationale conserve la fabrication des passeports.
Et j’ai un souvenir plus récent, plus personnel… Les Chœurs de l’armée rouge passaient à Gayant-expo et nous nous sommes rencontrés, avec Georges Hage, sur le parking. Comme il était déjà affaibli, je lui ai donné le bras pour rejoindre la salle. Il a eu des propos très chaleureux sur nos combats commun. C’était un homme tolérant pour qui j’avais beaucoup d’estime. »


Marc Dolez, « Un grand humaniste »
Le député Marc Dolez déplore la perte « d’un grand humaniste, d’un infatigable militant. Pendant trente-quatre ans, il a représenté le Douaisis à l’Assemblée nationale avec authenticité, passion et conviction. Ses discours, empreints d’une grande culture, étaient très appréciés ».

Fabien Roussel : « Une figure de proue »
Le secrétaire de la fédération du Nord du Parti communiste rend un vibrant hommage à « cette figure de proue du Parti communiste dans le Nord, ce dirigeant si singulier, cet élu du peuple, cet amoureux des belles lettres qui a beaucoup donné pour la Région et pour l’idée qu’il se faisait de la société des hommes, libres, égaux et fraternels qui résonne si fortement aujourd’hui. Il était le porte-drapeau du combat des communistes et des républicains du Nord. C’était un homme fait de droiture et d’intégrité, d’engagement sincère et de fidélité à un idéal révolutionnaire qu’il a défendu tout au long de sa vie. »


Fabien Thieme : « Un père spirituel »
Le vice-président du conseil général du Nord a connu Georges Hage lorsqu’il était encore professeur d’EPS. Il l’a ensuite côtoyé à l’Assemblée nationale, alors que lui-même était suppléant de Georges Bustin, en 1981 : « Je conserverai le souvenir indélébile d’un homme convivial, affable, très attaché aux valeurs de justice et de paix. Je n’oublierai pas non plus ses interventions pertinentes à l’Assemblée nationale et notamment une motion de censure qu’il a défendue pendant plus de six heures. Son éloquence forçait le respect. »

JEAN-JACQUES CANDELIER :
"Georges Hage, grand Député de la Nation, est parti
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris hier soir le départ de Georges Hage, ancien doyen d’âge et Vice-président de l’Assemblée nationale, à 93 ans.
Geo, dont j’ai eu la fierté d’être suppléant, auquel j’ai succédé à l’Assemblée nationale en 2007, mais que je n’avais pas « remplacé », m’avait-il glissé avec malice. Élu sans interruption à l’Assemblée nationale de 1973 à 2007, il avait été de toutes les avancées initiées par la gauche. On lui doit notamment la loi sur le harcèlement moral au travail.
Geo, qui censurait par ces mots le Gouvernement Rocard le 19 novembre 1990 : « Je me tourne donc vers les députés socialistes et, au-delà, vers tous ceux qui leur font confiance. Le capitalisme tempéré ne saurait être qu’inconscience ou connivence ! Il faut tendre la rose aux travailleurs, et au capital le poing ! Et non le contraire ! »
Geo, dont j’ai eu la fierté d’accompagner dans de nombreux combats pour le développement de l’industrie, le produire en France, la laïcité, l’amélioration des conditions de vie des plus humbles et des travailleurs, contre le capitalisme destructeur et l’Union européenne.
Geo, cet infatigable combattant de l’amitié entre les peuples, décoré de Cuba socialiste, défenseur des droits des Palestiniens.
Geo, ce fin orateur, gourmand de langue et de culture française qu’il défendait contre l’invasion du tout-anglais ; ce dirigeant du PCF et du PRCF, ce syndicaliste, ce défenseur du sport populaire et de l’Éducation physique et sportive à la française.
Il fut élevé au rang de Chevalier de la Légion d'honneur en 2009.
« Le Bolcho » nous quitte. Mes pensées vont à sa femme Odile, à son fils Julien et à toute sa famille.
Ses idées révolutionnaires communistes restent pleinement d’actualité."

jeudi 20 mars 2014

ILS SOUTIENNENT "L'AVENIR DE GUESNAIN AVEC VOUS"

Comme il est d'usage, certains élus extérieurs à la commune manifestent leurs préférences,  en faveur d'une liste, en l'occurrence : "L'AVENIR DE GUESNAIN AVEC VOUS" soutenue par le Front de gauche. 


L'inconnue, c'est l'accueil qui sera fait à cette invitation faite par le député, et le conseiller général, par ailleurs maires de leur propre commune, et dont il est peu probable qu'ils aient, dans le village qu'ils administrent, sollicité l'aide de personnes extérieures pour les soutenir puisqu'aussi bien aucune liste adverse ne leur est opposée.
Y aurait-il péril en la demeure à Guesnain ?

La surprise, c'est Jean POT, le maire sortant qui ne soutient pas la liste du Front de Gauche, ni aucune autre liste d'ailleurs, ce qui ouvre encore davantage le champ des possibles...

En tout cas, comme dit ce proverbe, que Georges HAGE, précédent député, aimait à citer quand il venait à Guesnain : "charbonnier est maître chez soi" (cliquer sur le lien pour en connaître l'origine et l'histoire truculente).
Et ce sont bien les électeurs guesninois, au final,  qui détiennent la clé de la mairie et la confieront à celui ou celle qu'ils en jugent digne...


samedi 1 juin 2013

LES ÉLUS COMMUNISTES OPPOSÉS À LA CONFISCATION DES POUVOIRS DU MAIRE PAR LA NOUVELLE RÉFORME DES INSTITUTIONS DU GOUVERNEMENT



LES ÉLUS COMMUNISTES OPPOSÉS À LA CONFISCATION DES POUVOIRS DU MAIRE PAR LA NOUVELLE RÉFORME DES INSTITUTIONS DU GOUVERNEMENT



Le parti communiste a fait un point presse vendredi 24 mai sur la réforme concernant la prétendue décentralisation des pouvoirs. Cette réforme a en fait pour but de donner plus de pouvoirs aux grandes métropoles et d'en retirer aux maires.
Les élus communistes, scandalisés, étaient nombreux pour présenter la nocivité de cette réforme, Charles Beauchamp, conseil général du canton d'Arleux, Jacques Michon, maire de Waziers, Thierry Dancoisne, maire de Lallaing, Cécile Demarecaux, adjointe au maire de Sin le noble, Odile Hage, conseillère municipale de Douai et Freddy Kaczmarek , maire d'Auby. Mais aussi Alain Bruneel, conseil général du canton de Douai-sud et maire de Lewarde ainsi que les députés Marc Dolez et Jean-Jacques Candelier.
Avant d'entamer le débat, Alain Bruneel a fait un triste constat sur l'état de la France. Il a notamment fait référence au fossé entre la politique mise en place et les citoyens : «François Hollande à la tête du pays :  on souffle sa première bougie en tant que président de la République, ce sont des noces de coton, pourtant il ne fait pas dans la dentelle. »
Il est ensuite entré dans le vif du sujet : la décentralisation des pouvoirs. Une nouvelle réforme a été mise en place, les grandes métropoles se verront attribuer beaucoup plus de compétences . Les communes et départements se verront donc retirer une grosse part de leur pouvoir décisionnel. Les grandes métropoles concernées sont celles de 400 000 habitants minimum. Dans le Nord, il s'agit de la métropole de Lille, elle détient 40 % de la population totale du département. C'est une décision dramatique pour les élus : « on veut le maintien des emplois publics, ce qui va se passer concrètement, c'est que tout les techniciens des communes vont être mis de côté, des entreprises privées prendront leur travail », cette restructuration va empêcher la proximité de base entre l'État et les citoyens. « On est en train de détruire le contact le plus important, les citoyens n'auront plus leur mot à dire, on les écarte complètement du pouvoir décisionnel ».
Marc Dolez, député du Front de gauche, se plaint lui du manque de changement annoncé par Hollande : « Nicolas Sarkozy avait déjà commencé en 2010 et mis en place les grandes lignes de cette réforme. Ce qu'on constate aujourd'hui c'est que Ayrault et son gouvernement vont encore plus loin alors qu'il parlait au départ de l'abroger ». « Il va y avoir une fracture territoriale considérable entre les métropoles et le reste du territoire. Par exemple dans le Nord, il y aura Lille et son agglomération d'une part et le reste sera délaissé. C'est mettre en concurrence les territoires au lieu de les solidariser. »
Jean-Jacques Candelier, député et maire de Bruilles-lez- Marchiennes est consterné : « il y a 36 300 communes en France, j'y tiens. C'est le foyer démocratique, un foyer de résistance. Qui va marier les citoyens ? Qui va prendre des décisions communales ? ».
Et puisque cette réforme entrera en application après les élections municipales de 2014, comment mener campagne et promettre des choses alors que l'on ne pourra pas appliquer les promesses faites puisque on n'aura plus le pouvoir décisionnel dans nos communes ? »
Freddy Kaczmarek , maire d'Auby est sûr que cette mesure n'est pas la bonne : « le maire d'Arleux, responsable UMP, Masclet, et d'accord avec nous, ainsi qu'une majorité de maires. Prenons des exemples simples, un habitant qui a un problème avec les poubelles, il vient voir son maire. Là, il devra aller au conseil d'agglomération voir Christian Poiret, donc il abandonnera. Je n'accepterai pas que des gens prennent des décisions à notre place et surtout à la place de nos citoyens. C'est inacceptable !