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mardi 19 novembre 2019

28 OCTOBRE 2019

Guesnain: passe d’armes sur la question de la laïcité au conseil municipal

22 JUIN 2019

Le conseil municipal se penche sur les risques incendie à Évéole

15 juin 2019

 Les tarifs de l’école de musique font monter l’opposition dans les aigus

3 avril 2019

Guesnain La commune maintient ses taux d’imposition

jeudi 4 avril 2019


La commune maintient  ses taux d’imposition PAR JULIEN GILMANdouai@lavoixdunord.fr


Le conseil municipal de Guesnain a adopté son budget 2019, lundi soir.
Le conseil municipal a confirmé, lundi, son intention de ne pas augmenter le taux des taxes locales durant le mandat. Il a aussi adopté son budget pour l’année 2019 ainsi que celui du lotissement Cœur d’îlot dont les derniers lots sont à vendre. 

GUESNAIN.
N’oublions pas que la plus grande parcelle était dévolue à autre chose et que je n’y peux rien si les médecins n’ont pas mené à terme leur projet. 
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DES TAUX INCHANGÉS
« La commune souhaite ne pas augmenter les impôts, comme elle ne l’a pas fait depuis le début du mandat », note la maire Maryline Lucas (PC). Le taux de la taxe d’habitation – dont 65 % de la population devrait être exemptée cette année – s’élève à 13,61 %, celui de la taxe foncière sur le bâti à 31,13 % et celui de la taxe foncière sur le non-bâti à 88,90 %. Attention, cela ne signifie pas que les taxes directes locales n’augmenteront pas puisque, comme tous les ans, l’État revoit les bases de ces impôts.
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CŒUR D’ÎLOT,
PLUS QUE QUATRE PARCELLES
Les années se suivent et se ressemblent, à Guesnain. Une nouvelle fois, le conseiller municipal Éric Gola s’est plaint que le dossier du lotissement Cœur d’îlot « pourrisse » la politique de la commune. Encore une fois, la maire lui a rappelé être contrainte par les circonstances. « N’oublions pas que la plus grande parcelle était dévolue à autre chose et que je n’y peux rien si les médecins n’ont pas mené à terme leur projet », explique Maryline Lucas. Cette parcelle a donc été redimensionnée, ce qui a nécessité d’obtenir l’accord des riverains. « Il y a des lois, nous ne pouvons aller plus vite », note la maire. Il ne reste plus que quatre parcelles de terrain à commercialiser, les 10, 11, 12 et 23. Jusqu’à leur vente, la ville tient les comptes du Cœur d’îlot, à part du budget municipal. Ce budget annexe a été voté, lundi soir, à l’unanimité moins les abstentions d’Éric Gola et Jacky Maillard.
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BUDGET, BIS REPETITA
Le budget municipal a été adopté, également à l’unanimité moins deux abstentions, et s’équilibre à hauteur de 4,9 millions d’euros en fonctionnement et à 2,18 millions d’euros en investissement. Éric Gola, comme lors du débat d’orientations budgétaires le mois dernier, a fustigé un « manque d’ambition » du budget et la « stérilité du mandat ». Et la maire et son équipe d’égrainer à nouveau les réalisations, notamment sur le dossier environnemental pointé par l’élu d’opposition : 280 000 € investis dans 344 lampadaires LED, soit une économie d’énergie de 30 à 40 %, le traitement des eaux usées des rues Francisco-Ferrer, Paul-Éluard, Jean-Jaurès, l’aménagement de deux vergers pédagogiques, de jardins partagés…


Le pacte de Marrakech s’invite au débat 

Dans sa dénonciation de la politique municipale, Éric Gola, conseiller d’opposition, a pointé la transformation de l’ancienne UTPAS (Unité territoriale de prévention et d’action sociale) en résidence pour jeunes travailleurs. « Des jeunes travailleurs étrangers qui viendraient travailler chez nous, et bien oui, je suis contre, je ne vois pas ce que ça rapportera à la collectivité », a-t-il lancé, brandissant le pacte de Marrakech et les « 460millions de migrants » qui risquent, selon lui, de déferler sur l’Europe.
« Il ne s’agit pas de travailleurs étrangers mais de gamins en difficulté », a plaidé la maire Maryline Lucas. « Ton nom comme le mien, c’est pas très gaulois... » lui a rappelé Alain Pilniak, conseiller délégué. « Vous êtes un mythomane raciste ! », s’est enfin emporté le conseiller municipal Mohamed Ezahouid, enjoignant Éric Gola de produire ses sources.
Lui-même ressortira, en fin de conseil, un article duMonde sur les fausses informations circulant autour de l’accord de Marrakech. « Facebook, ça n’est pas toujours vrai », a conclu Maryline Lucas.
Pour rappel, le foyer de jeunes travailleurs est porté par l’association Prim’toit. Il consiste à aménager, dans les locaux départementaux de l’ex-UTPAS, vingt-quatre logements pour jeunes adultes en insertion, à condition qu’ils soient en activité ou en formation.

mercredi 7 novembre 2018

AU CONSEIL MUNICIPAL DU 23 OCTOBRE 2018


Les travaux d'équipement sportifs étaient au menu du dernier conseil municipal. Maryline Lucas a énoncé en début de séance les 2 demandes de subvention déposées auprès du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) en vue de financer, au sein du parc Pecourt, à la fois un city stade, déjà opérationnel, dont la fourniture a coûté 29 568 € TTC et un espace fitness en projet, avec aire de jeux, dont le coût serait de 59277€ ht. Par ailleurs , les travaux de rénovation en cours à la salle de sport Abel Michéa s’élèvent à 128 785 € hors-taxes concernant le remplacement du revêtement de sol et à 6000 € ht pour la protection murale. Autant d’investissements qui nécessitent la souscription d’un prêt de 250 000 € auprès de la Caisse d’épargne des Hauts de France pour une durée de 12 ans,  à taux fixe de 1,38 % (+Frais de dossier 500 €). 




Le conseil municipal a examiné 2 conventions de groupement de commandes proposées par la CAD.

La première concernait le ramassage des détritus et cadavres d’animaux pour un montant maximum de 1500 €, ainsi que la collecte et le traitement des dépôts sauvages contenant des déchets amiantés jusqu’à hauteur de 6000€.

À titre d’exemple, la maire, Maryline Lucas, a cité la dernière facture de 1300 €, rien que pour l’enlèvement de 7 tôles amiantées,  abandonnées sur l’espace public, à charge donc de la collectivité, alors que c’est gratuit pour les particuliers qui font l’effort de les amener à la déchetterie

L’autre convention proposait des prestations de balayage mécanique et autres services de nettoyage de voiries et espaces publics, à raison de 2 fois par an, pour un linéaire estimé à 40km, rien que pour Guesnain.

Selon Maryline Lucas : «  Avec la suppression des contrats aidés et l’interdiction d’utilisation de produits phytosanitaires, cela peut être la solution car on n’a pas les moyens d’embaucher 15 personnes, d’ailleurs on ne nous le permettrait certainement pas, par contre les réclamations, on les a.» Sylvain Devred regrette ce choix : « On se vide peu à peu de nos compétences au profit de la CAD sans chercher d’autres solutions. »

Jacky Maillard exprime ses doutes : « C’est difficile de voter ces deux conventions si on ne connaît pas leur durée de validité . L’article 9 sur le retrait des membres stipule qu’aucun retrait ne sera accepté pendant toute la durée de validité de la convention alors que l’article 8 sur la durée de cette convention ne la précise pas. Pour Éric Gola, "On ne peut s'engager les yeux fermés".

Bernard Doisy, adjoint aux finances se veut rassurant : « On doit mutualiser au maximum pour réduire les coûts, et si c’est trop cher, on se désengage, c’est tout… » Et Maryline Lucas d'enfoncer le clou : « C’est pareil que pour les commandes mutualisées de papier et de sels de déneigement déjà en cours, on le fait en commun, mais on n’est pas obligé. D’ailleurs, il s’agit d’une simple consultation de la Cad qui a besoin de savoir combien de communes sont intéressées pour négocier avec les entreprises spécialisées, et il se peut que cela ne se réalise pas, faute de communes intéressées. »

Les deux conventions ont finalement été adoptées à la majorité avec demande d'éclaircissements.


jeudi 8 février 2018

Menaces de mort à l’encontre d’un(e) élu(e) municipal



Maryline Lucas, maire, a déclaré, lors du dernier conseil municipal, qu’un(e) élu(e) avait été victime de menaces dans le cadre de sa fonction et  sollicitait la protection fonctionnelle, qui consiste en la prise en charge des frais d’avocat pour l’assister à l’audience du tribunal correctionnel. Des menaces de mort ont en effet été proférées,  fin 2017, par un(e) adulte, à l’encontre de cet(te) élu(e), en mairie, et devant témoins. Le précédent conseil municipal avait d’ailleurs été l’occasion pour Maryline Lucas, hors séance, de dénoncer ce fait parmi d'autres incivilités récurrentes. « J’étais présente quand cela s'est produit, je n’ai jamais vécu une telle situation ! » affirme-t-elle.
À Jacky Maillard, objectant: « Sur quelle somme la commune s’engage-t-elle dans cette affaire ?», et s'étonnant que cette réaction n'ait pas eu lieu lors de faits précédents similaires à l'encontre d'Éric Gola en 2014,  Corinne Amadei s’est indignée : « Peut-on parler d’argent quand il y a menace de mort ? » Et Romuald Saenen de corriger : « Les faits évoqués étaient différents, il n'y avait pas eu alors de plainte personnelle déposée », concluant qu'il fallait maintenant "faire un exemple". 
Maryline Lucas a tenu à rassurer : « Nous demanderons le remboursement des frais d’avocat et de justice ». La délibération a finalement été votée à l’unanimité, Jacky Maillard, souhaitant au nom de l’opposition, que l’on évite «tout débordement passionnel sur cette question.»

Opération Salengro réussie



L’immeuble, autrefois café de la mairie, puis pizzeria, a bien failli fermer définitivement. C’est pour cela que la commune, par une délibération municipale du 3 mars 2015, faisant suite à une précédente délibération du 12 juin 2013, l'a acquis au prix de 90 000 €, plus les frais de notaire (2221,48€), suivant l’estimation des domaines.

Depuis, Sylvain Dagot, l’actuel locataire du désormais café restaurant Le Salengro, ( 800 €  mensuel ) depuis le 1er juillet 2015, a souhaité en devenir propriétaire afin de le rénover et l’agrandir. Preuve que son affaire est viable et florissante.

Compte tenu du versement des loyers depuis la signature (24 113 €) et de l’absence de travaux réalisés par la commune, Madame le maire a proposé lors du dernier conseil, de vendre cet immeuble au strict prix d’achat de 2015, soit 90 000 €, plus frais de notaire à charge de l’acquéreur.

Sylvain Devred a voté contre, estimant que « pour cet achat, on a dû souscrire un prêt, dont on ne récupère ni les intérêts ni les frais de notaire du premier acte. Et si l’acquéreur décide de revendre, on se retrouve avec le même problème. » Et Jacky Maillard d'observer : « Quelles garanties avons-nous que cela restera un commerce ? »

Mohamed Lahsen, adjoint aux travaux, fait valoir que « la réfection de la toiture, l’isolation et la mise aux normes de conformité nous coûteraient plus de 50 000 € si nous restions propriétaires. Pour Maryline Lucas : « On ne perd rien, compte tenu des loyers déjà versés et de l’estimation actuelle des domaines (114000€) et surtout, la fermeture d’un commerce a ainsi été évitée. S’il faut préempter à nouveau en cas de revente, nous le ferons.». 

jeudi 26 octobre 2017

Conseil municipal du 18 octobre 2017


Il a été beaucoup question d’appels d’offres et de marchés publics lors de la dernière séance du conseil municipal. Dès la lecture du compte-rendu de la précédente session, Sylvain Devred, Conseiller municipal dissident, s'est ému que le marché d’aménagement du piétonnier entre Cœur d’îlot et le centre-ville, confié à l’entreprise Jean Lefebvre à hauteur de 118 275 € hors-taxes, ait été sous-traité par elle pour ce qui est du pavage à l’entreprise « les paveurs du Nord ».

Jusque-là rien d’anormal, sauf que l’entreprise en question a utilisé à cette fin des salariés détachés portugais, logés à la semaine à l’hôtel et payés 600 € par mois, selon les témoignages recueillis directement auprès des intéressés par le conseiller municipal, indigné que l’on ne fasse pas appel à de la main-d’œuvre locale durement frappée par le chômage . Maryline Lucas, maire, s’étonne : « Je ne vois pas où est le problème, on ne peut pas contrôler la nationalité des salariés d’un chantier sur la commune. Et ce serait discriminatoire d’imposer la nationalité française dans le cadre de marchés publics. On peut tout au plus exiger de connaître les sous-traitants et souhaiter qu’ils soient locaux.». Pour Jacky Maillard : « les grosses entreprises répondent aux appels d’offres et imposent aux sous-traitants des conditions qui aboutissent à ces dérives. Corinne Amadei, première adjointe, visiblement choquée par les remarques de son colistier, résume sa pensée en ces termes : «Portugais ou Italien, c’est pareil, nous sommes tous européens. » Pour Mohamed Lahsen , adjoint aux travaux, « Ils ont fait du très bon travail, c’est le principal. ». Dont acte .
JMD 



Tempête autour d’un vieux banc et d’arbres tronçonnés

La séance du conseil municipal commence toujours par un inventaire à la Prévert des décisions prises par la maire depuis la dernière session. C’est l’occasion de mesurer l’intérêt ou l’impact des contrats et marchés passés avec les entreprises. On y découvre pêle-mêle le coût du feu d’artifice pour la fête communale de juillet : 3250 € TTC, la mise aux normes électriques des bâtiments publics par l’entreprise Devred : 28 765 € TTC, y compris des moyens de secours et de sécurité incendie : 12 699 € TTC. On prend la mesure du chamboulement de la rue Ferrer (chaussée, trottoir, enfouissement de réseau) pour 606 166 € hors-taxes, tranche ferme et 42054 € hors-taxes, tranche conditionnelle, dont 112000 € pris en charge par la CAD, ainsi que l’entretien du parc Pecourt et du cavalier Saint-René pour 30000 € ht réservé à l’entreprise adaptée « La Cordée ». 

On bute enfin sur le marché à bons de commande concernant l’élagage et l’abattage d’arbres, confié à « Au pied de mon arbre » de Cantin pour 50 000 € hors-taxes sur deux ans. Lequel a commencé bien mal en semant l’émoi chez les habitués du parc Pecourt. Une dizaine d’arbres ont en effet été tronçonnés à proximité du skate parc en cours de reconstruction . Il n’en fallait pas plus pour  enflammer les réseaux sociaux dénonçant tant la coupe des grands arbres, près du skate parc, que l’amateurisme supposé des bûcherons ou même la fermeture du parc, jugée abusive. Pour l’adjoint aux travaux, rien de tout cela  n’était fondé car « le banc était déjà abîmé et l’entreprise, chargée du déboisage, l’a évacué à ses frais en fin de chantier». 
Le skate parc rénové



La sécurité renforcée à la médiathèque

Des incivilités, des insultes et des comportements agressifs pourront désormais conduire à une interdiction d’entrée à la médiathèque.


Le conseil municipal a validé unanimement la modification du règlement initial de la médiathèque. Désormais, « les usagers sont tenus de respecter le calme à l’intérieur des locaux et d’y avoir une tenue correcte... Des comportements irrespectueux ou agressifs entraîneront une interdiction d’entrée temporaire ou définitive, sur décision de Madame le maire. »
Il s’agit pour Maryline Lucas de mettre un terme « aux insultes subies par le personnel »  ainsi qu’à la négligence de certains emprunteurs malgré plusieurs rappels.  
Jacky Maillard pour l’opposition a pourtant mis en garde sur la notion de tenue correcte et souhaité qu’on évite tout délit de «sale gueule» .  De plus, la possibilité pour le personnel de la médiathèque de « contrôler le caractère licite des sites consultés et d’interrompre le cas échéant les connexions » ne doit pas se traduire par une atteinte à la liberté et à la discrétion des usagers. Maryline Lucas l’a rassuré sur ce point faisant état de sécurité renforcée sur le site informatique interdisant tout débordement.

Épisol le vaut bien

Une subvention de 200 € a été attribuée à Episol , en grave difficulté financière, du fait de la baisse des dotations. Rappelons que cette épicerie solidaire dont le siège est à Guesnain, vient en aide à plus de 500 familles réparties dans 17 communes. Maryline Lucas a exprimé son inquiétude pour l’avenir, estimant qu’il fallait préserver « ce beau projet, cette belle aventure humaine». Et elle a appelé les 17 autres communes à faire le même geste, ce qui permettrait de solder  3 mois de loyer des locaux . « Il faut que chacun y mette du sien ! » a-t-elle conclu, soutenue par un vote unanime du conseil municipal. 

On ne fait pas que consommer, à Épisol, on s’y forme aussi aux finances, aux économies d’énergie, au budget et aux agios, au «  juste prix  » des denrées, dans des ateliers d’échange de savoir-faire

vendredi 26 juin 2015

LE CONSEIL MUNICIPAL DU LUNDI 22 JUIN 2015 A PERMIS DES ÉCHANGES VIFS SUR DES SUJETS D'ACTUALITÉ EXTÉRIEURS À LA COMMUNE

LE CONSEIL MUNICIPAL DE 22 JUIN 2015 ÉTAIT À PRIORI BANAL PUISQUE CENTRÉ SUR DES POINTS MINEURS MAIS IL A ÉTÉ L'OCCASION DE QUELQUES PASSES D'ARMES ENTRE MADAME LE MAIRE, DRAPÉE DANS SES CERTITUDES ET L'OPPOSITION MUNICIPALE FORTE DE SON BON DROIT DANS SES DEMANDES DE PRÉCISIONS ET D'EXPLICATIONS. 
AU FINAL, UN ÉCHANGE COURTOIS MAIS PARFOIS ARDENT ENTRE UNE MAIRE AGACÉE PAR CES DEMANDES ET UNE OPPOSITION MAL OU PEU INFORMÉE AU PRÉALABLE SUR LES SUJETS EN DÉBAT...

L'ORDRE DU JOUR CONCERNAIT 19 POINTS : 
Après l'appel des présents et la désignation d'une secrétaire  de séance (Claudine Fermen) suivie de la lecture du procès verbal de la réunion du conseil municipal précédent en date du 13 avril 2015 (cliquer sur le lien pour en prendre connaissance), les décisions municipales du Maire (récapitulatif ci-dessous) ont donné lieu à quelques précisions utiles de Madame le Maire suite à des demandes d'éclaircissements par Éric Gola et Jacky Maillard :


La décision 16/2015 de réaliser une ligne de trésorerie de 300.000 € n'est pas un emprunt déguisé, comme on pourrait le penser. Elle permet, comme l'a expliqué l'adjoint aux finances, Bernard Doisy, d'éviter que les factures des entreprises qui oeuvrent pour la commune ne soient payées avec retard. La ville utilise cette trésorerie pour hâter les paiements, en attendant les subsides de l'ÉTAT, versés par douzièmes, chaque mois, ce qui au total coûte quand même à la commune : 0,20% en frais de dossier, 1,50% en intérêts EONIA et 0,50% en cas de non-utilisation auprès de la Caisse d'épargne. Bref, le service rendu est utile pour les entreprises, mais pas gratuit pour la commune...

À la décision 19/2015 concernant le contrat de location et maintenance pour 9 photocopieurs à la société Konica, Jacky Maillard s'est étonné qu"il n'y ait pas eu appel d'offres et mise en concurrence, ce à quoi Madame le Maire a répondu qu'il y avait bien eu appel d'offres et que l'offre faite in extremis par Ricoh était moins intéressante, que son matériel était obsolète et qu'avec le nouveau fournisseur, la photocopie revenait désormais à 0,039 € l'unité (au lieu de 0,042 avec Ricoh précédemment) et qu'en plus maintenant il y avait la couleur ...


Aux décisions 20 et 21/2015 concernant les indemnités de jury extérieur à l'école de musique, Jacky Maillard a demandé le coût et la raison de cette demande, madame le Maire a justifié cela par le souci de ne pas être accusé de favoritisme en utilisant des jurés externes à l'école avec un coût réduit à 38 € par membre de jury et par session. 




Éric Gola a demandé pourquoi on voulait taxer les personnes dans le deuil, déjà durement éprouvées, par cette charge supplémentaire de 50€ pour un forfait de 4 heures d'utilisation de la salle Maurice Thorez en vue d'un accueil après funérailles (et 100€ pour plus de 4 heures), Éric Gola proposant de se contenter d'un don volontaire et non obligatoire pour le CCAS. Madame le Maire a répondu que c'était déjà le cas mais qu'il valait mieux fixer un tarif car parfois le don au CCAS dépassait cette somme.




Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, les nouveaux tarifs du cimetière, en hausse substantielle, n'ont pas donné lieu à débat de même que la suppression des concessions perpétuelles qui posent problème à la commune quand elles sont à l'état manifeste d'abandon et qu'il faut chercher à qui elles appartiennent afin de régler  la question...




Les tarifs à l'école de musique ont fait sursauter Éric Gola qui pointe une augmentation de 42% du tarif appliqué aux Guesninois(e)s, faisant valoir que l'on semblait oublier l'aspect culturel et de promotion sociale que cette école représente pour la population guesninoise. 

Madame le Maire a fait valoir que cet ajustement représentait moins que le coût d'une licence sportive, et que le directeur de l'école de musique lui-même la trouvait justifiée, Bernard Doisy arguant pour sa part que sur un total annuel de 20 heures environ, dispensées par élève à l'école de musique, cela revenait à environ 1€ de l'heure de cours, soit moins que les NAP (nouvelles activités périscolaires). Il a ajouté que les extérieurs seraient eux aussi augmentés l'an prochain...
Éric Gola a alors dénoncé cette politique communale qui consiste à accompagner docilement la politique gouvernementale d'étranglement des finances locales  par une répercussion sur les tarifs communaux et bientôt une réduction à craindre sur les subventions aux associations locales...
Madame le Maire a ironisé sur ce soutien inattendu de l'opposition à l'école de musique, lui rappelant qu'elle avait précédemment marqué ses réticences au versement d'une subvention exceptionnelle à  l'école de musique. Jacky Maillard a alors protesté, expliquant que son groupe n'était en rien hostile à l'école de musique mais soucieux d'obtenir des explications et justifications pour toutes les dépenses engagées par la commune, sans favoritisme...



Jacky Maillard sans critiquer la demande de subvention au département pour régler le problème de vitesse à l'entrée de Guesnain, rue Marc Lanvin, s'est étonné du coût : "c'est cher pour un simple haricot posé au milieu de la chaussée". "N'aurait-il pas été plus judicieux d'envisager avec la même subvention la pose d'un feu tricolore intelligent comme dans la rue Gagarine ou dans la traversée de Loffre ?"

Mohamed Lahsen, adjoint aux travaux, a répondu que l'on ne pouvait pas poser de feux dans un virage et qu'on (le département) ne nous permet plus de mettre de ralentisseurs. Le danger vient du fait qu'il y a un virage et que la vitesse est insupportable pour les riverains qui n'osent plus sortir leur voiture du garage par crainte du danger d'accident...
Madame le Maire a clos la discussion en concluant qu'elle aurait préféré des ralentisseurs, mais que cela nous était imposé...
Voilà donc à peu près ce qui nous attend si la subvention du département est accordée :






Les conventions ci-dessus avec le Sporting d'une part pour un versement en deux temps de la subvention annuelle et avec la CAD d'autre part, pour recevoir 38349 €  concernant les services liés au chauffage, contenues dans les points 8 et 9 ont été votées sans débat et unanimement...




Éric Gola a fait observer suite à l'exposé de présentation de ce contrat de ville de la CAD par Madame le Maire qu'il n'est question nulle part dans ce document de Guesnain. En effet, Guesnain, ainsi que Dechy et Lallaing ne sont plus considérés comme "prioritaires" et "sensibles". Les Guesninois(e)s qui vivent au quotidien les incivilités et l'insécurité apprécieront cette mise à l'écart ...

Madame le Maire a toutefois ajouté que même si nous perdons une manne en faveur des quartiers sensibles, on peut encore chercher quelques subsides ciblés par exemple sur la maison Maurice Thorez, l'insertion, l'éducation auprès de la CAD... 
De toute façon, on est obligé de signer... La CAD va reverser une petite somme quand même...



Ce point concernant le SMTD a permis à Éric Gola d'interpeller Madame le Maire qui est aussi vice-présidente du SMTD et donc solidaire à ce titre des décisions de ce syndicat lequel a supprimé la gratuité du transport scolaire des lycéens du Douaisis

Il lui a demandé comment elle réagissait à l'injonction faite au SMTD par la Région de rétablir la gratuité, faute de quoi la subvention régionale annuelle de 454000 € serait annulée, alors qu'elle a participé à cette décision comme vice-présidente du SMTD...
Madame le Maire a dit qu'elle avait défendu la gratuité dans ses interventions au SMTD et nié avoir voté cette décision ... en s'abstenant. 
Elle a ajouté, visiblement irritée et agacée, que les votes de son groupe politique au SMTD ne le concernaient pas...
Monsieur Alain Pilniak a alors volé au secours du maire en accusant Éric Gola de ne pas avoir manifesté, comme lui et le parti communiste français, contre l'abandon de la gratuité par le SMTD. Ce à quoi Éric Mollet, du groupe d'opposition municipale, a rétorqué que pour sa part il avait bien manifesté lui aussi et que le problème était ailleurs. 
"Quand on est contre, on vote contre, on ne s'abstient pas" a conclu Éric Gola.
Madame le Maire a alors fermé la discussion...



Sur le rapport d'activité de la CAD soumis pour simple information au conseil municipal de Guesnain, Jacky Maillard s'est étonné qu'à aucun moment le nom de Guesnain ne soit cité dans ce rapport, ce qui montre au passage le peu d'intérêt porté à notre commune par la CAD et l'absence de demandes de travaux formulées par la municipalité de Guesnain

Madame le Maire l'a assuré que le nom de Guesnain apparaîtrait dans les prochains rapports et que l'on pouvait y compter car elle s'y emploierait et ce, en matière d'assainissement, de voieries, etc... Ce qui relève de l'année 2013 ne l'a pas été sous son égide mais celle de son prédécesseur (Jean POT, pour ne pas le nommer). 
Jacky Maillard lui a rétorqué qu'elle était à l'époque adjointe au maire, et donc solidaire de la politique menée par son prédécesseur, et qu'elle se réclamait de la continuité, donc du bilan ...



Il s'agit d'un mini séjour à Val Joly pour des adolescents guesninois moyennant une participation de 50€ par personne. Accord unanime du CM




Éric Gola s'est réjoui de la création de cet outil destiné à améliorer la sécurité et les conditions de travail des employés de la mairie et du CCAS, revendiquant au passage qu'un élu de l'opposition municipale, forte de ses 47% d'électeurs exprimés en sa faveur, soit nommé au sein de cette commission paritaire. 

Il en profita pour se faire l'écho de paroles entendues ici et là, déplorant l'attitude du maire à l'encontre de certains membres du personnel, perçue comme déplaisante, peu courtoise voire discriminante... Et s'il disait cela, c'était en quelque sorte pour lui rendre service, afin qu'elle s'améliore dans ses rapports avec ses concitoyens...
Certaines associations locales, qui n'avaient pas l'avantage de lui plaire subissaient d'ailleurs le même mépris affiché...
Il rappela que c'était un député communiste, Georges Hage qui était l'auteur de la première Loi sur le "harcèlement moral au travail" et qu'il convenait quand on était maire communiste de se montrer humain et impartial...
Pour sa défense, Madame le Maire, visiblement agacée, affirma au contraire qu'elle était correcte avec tout le monde en mairie. Dont acte...





Jacky Maillard a souhaité que la publicité soit faite à la population pour ce document qui engage l'avenir et que chaque conseiller municipal soit destinataire du CD ROM. 




Cette motion  qu'on pourra lire dans le lien suivant : motion contre la fermeture de 84 lits au CH de Douai a donné lieu à une nouvelle passe d'armes  entre le maire et Éric Gola, lequel trouvait un peu curieux que l'on s'en prenne dans cette motion uniquement à l'agence régionale de santé, qui a ordonné cette fermeture de 84 lits à Douai, sans mettre en cause le gouvernement à l'origine de cette politique de régression sociale responsable de ces fermetures qui vont se traduire par des licenciements déguisés en départs à la retraite non remplacés. Il a demandé à Madame le Maire, qui dénonce à juste titre des licenciements en tant que maire de Guesnain, pourquoi elle avait voté en tant que déléguée à la CAD, avec son groupe communiste, le licenciement de 17 archéologues sacrifiés sur l'autel des économies, alors que la CAD a édifié le très coûteux musée "Arkeos" à Râches pour recueillir justement les résultats de leurs fouilles...

Une fois encore, Madame le Maire a semblé étonnée et choquée qu'on lui demande de se justifier pour des votes émis en d'autres lieux et a répondu qu'elle n'avait pas voté ces licenciements, ce dont pourtant la Voix du Nord a rendu compte en ces termes dans son édition du 31 mai 2015 : 



C'est pour le moins confus en effet. 
Ce qui expliquerait l'agacement de Madame le Maire devant ces demandes répétées de clarification de ses votes dans les instances où elle siège (CAD et SMTD) par Éric Gola 


Depuis 2005, la mise aux normes d'accessibilité  pour les handicapés des bâtiments communaux est obligatoire. Elle a été chiffrée pour Guesnain à 1200.000 € en 2012.
En 2015, soit 3 ans après, et 10 ans après le vote de la loi, on en est toujours au point de départ et rien n'a été fait en ce sens. C'est cette inertie qu'a dénoncée Jacky Maillard, au nom de l'opposition municipale.
Il semble que c'est le montant vertigineux des sommes à engager qui a fait reculer jusqu'alors la volonté municipale de s'attaquer à la tâche. Et aujourd'hui, il est question de reculer encore l'échéance d'un an en demandant au préfet par cette délibération un sursis pour permettre une nouvelle étude tenant compte des assouplissements de l'ordonnance du 26 septembre 2014.
Madame le Maire fait état d'économies qui pourraient être réalisées sur les ascenseurs, les largeurs de portes, et s'interroge sur le choix possible de la rénovation ou de la reconstruction de certains locaux concernés. En tout cas, l'étude de 2012 est caduque et il convient d'en commander une nouvelle, occasionnant de nouveaux frais. Bref, on efface tout et on recommence...
Mohamed Lahsen, adjoint aux travaux, a cité pour exemple les écoles qui ne sont pas récentes et pour lesquelles il faut trouver la meilleure solution pour concilier les travaux nécessaires avec la baisse des dotations d'état, faisant observer malicieusement qu'il ne connaît pas de bureaux d'études qui travaillent gratuitement... Madame le Maire a conclu que c'est l'État qui impose cette nouvelle étude. 
Éric Gola  s'est indigné alors que l'on doive repayer une étude alors qu'elle existe déjà : "On va donc payer deux fois pour le même travail." 


Madame le Maire, après avoir présenté le projet de la SIA pour la nouvelle mise en vente de ses logements résidence Gérard Philipe, émet au nom du groupe majoritaire (PCF-PS) des réserves. 
Ces ventes rencontrent peu de succès auprès des locataires car seulement 7 locataires sont jusqu'alors intéressés par la formule et 3 maisons ont été achetées à ce jour...
Il est donc proposé de s'opposer à cette nouvelle mise en vente et de se limiter aux seules personnes éventuellement intéressées, car si on accepte la totalité, on risque d'ouvrir la voie à l'arrivée de nouveaux propriétaires, venus d'un peu partout, se portant acquéreurs d'une ou plusieurs maisons, à seules fins d'en tirer profit en lieu et place du bailleur social.
À la question posée par Jacky Maillard de savoir si les ventes éventuelles par la SIA seraient réinvesties sous forme de nouvelles constructions sur le territoire de Guesnain, Madame le Maire a répondu par la négative, la SIA n'ayant aucun projet en ce sens. Jacky Maillard a alors rappelé que la Municipalité de Guesnain avait jadis aidé les bailleurs sociaux comme la SIA dans leur politique de constructions de logements sociaux locatifs par la mise à disposition de terrains et diverses mesures d'aides en matière de garantie de prêts et que cette vente se faisait en quelque sorte sur le dos des contribuables et de la commune de Guesnain.
Madame le Maire a ajouté que cette vente risquait de déposséder la commune de ses prérogatives en matière de placement des Guesninois dans ces logements : "les locataires ne seront pas mis dehors en cas de vente à des tiers, par contre s'ils quittent leur logement, la municipalité perd ses possibilités d'intervention sur le choix des arrivants dans ces logements."
Bernard Doisy a conclu par cette formule : "s'opposer à cette vente, c'est un acte citoyen en faveur des Guesninois"
L'affaire était donc entendue et c'est par un vote unanime que le Conseil municipal s'est prononcé contre cette nouvelle mise en vente par la SIA .

Le dernier point concernait le droit de préemption de la commune sur les ventes immobilières sur le territoire guesninois. Aucune décision n'étant à prendre en la matière, madame le Maire a clos la séance.
En conclusion, ce conseil s'est révélé plus riche en discussions et en échanges que d'habitude du fait des nombreuses demandes d'explications et de justifications de l'opposition municipale et de la part prise par les adjoints concernés dans leur domaine, désireux d'apporter leur contribution et leur éclairage et de désamorcer les tensions palpables à certains moments de la réunion entre le maire et l'opposition municipale...