Guesnain La Musette, une nouvelle vie pour l’un des derniers cafés de la commune
Après plus de deux ans de travaux, l’ancien café Chez Françoise, connu des habitués guesninois sous le nom de café Kaczmarek, rouvre ses portes ce samedi. Mais La Musette sera plus qu’un café : son propriétaire Éric Leleu y a également aménagé un magasin de produits de la ferme et une salle d’exposition photos.
Par Julien Gilman |
La musette, c’était le sac fourre-tout du mineur de fond. Un nom qui colle bien au lieu atypique qu’ouvre Éric Leleu, ce samedi, à Guesnain. La Musette, c’est l’ancien café Kaczmarek, tenu par Françoise jusqu’à sa liquidation. Mais ça n’est pas que ça. C’est à la fois un café, un magasin fermier et une salle d’expo photos. Un défi fou que n’a pas craint de relever celui qui, à 25 ans, a mis de côté le confortable avenir que lui promettait son diplôme d’école de commerce pour devenir photographe à Shanghai. Quinze ans plus tard, il effectue un retour aux sources.
Eric Leleu a racheté le café après la liquidiation du fond de commerce en 2015.
« Je n’aurais jamais repris un autre café que celui-là. »
Il y a six ans, alors qu’il passe des vacances chez sa mère, il pousse pour la première fois la porte du café, avec une idée en tête. Il veut immortaliser sur pellicule l’atmosphère de ce lieu devant lequel, enfant, il passait chaque matin en allant à l’école. « J’ai commencé à voir la beauté de ce vestige archéologique échoué sur le rivage de la modernité », commente-t-il. Le projet aboutit à une exposition et un livret. Il était temps : en 2015, le café fait brusquement faillite. L’idée germe alors de racheter les lieux. « Je n’aurais jamais repris un autre café que celui-là », assure Éric Leleu. « J’avais envie de m’impliquer en politique, dans le sens antique du terme, d’essayer, localement, de changer le monde, de prendre ma part du colibri », explique-t-il encore, faisant allusion à l’initiative écologique et citoyenne de Pierre Rabhi.
L’ancien café Kaczmarek devient La Musette.
C’est pour ça que l’ancien café de village ne sera pas qu’un café. Dans la pièce à côté, il a aménagé un magasin de produits fermiers locaux. « Ce n’est pas un hasard, ça me correspond », plaide-t-il, comme pour se justifier. Fils d’un agriculteur qu’il a à peine eu le temps de connaître – son père est décédé lorsqu’il avait 3 ans –, il renoue avec ses racines terriennes. Éric Leleu est en cheville avec des producteurs du Douaisis mais il envisage de faire revivre la ferme familiale voisine où vit toujours sa mère. « Ce magasin va servir de moteur et de vitrine à la ferme », prévoit-il.
Une expo sur les travaux
Dans ce projet inclassable, le Guesninois n’oublie pas ses premières amours. La photographie, mise de côté ces derniers temps, demeure une passion qu’il veut faire partager. Dans l’arrière-salle du café, qui fut un gallodrome et une piste de billon avant de devenir une salle de réception, il va monter des expos photos. La première, qui débute ce samedi, « La Mue », parle forcément de la transformation du café.
L’arrière-salle, encore en chantier en début de semaine, accueille sa première expo photos ce week-end.
Mais ce n’est pas tout. Des idées, Éric Leleu en a encore plein La Musette et, très vite, il pourrait proposer de la petite restauration, un espace de co-working, une bibliothèque de beaux livres… Une bibliothèque que l’on peut aider à mettre en route. Une cagnotte est en effet en ligne sur le site de crowdfunding Kisskissbankbank.
La Musette, 197, rue Oscar-Desmaretz à Guesnain. Inauguration ce samedi, à partir de 11 h.
Il n’y aura pas de subvention pour la vidéosurveillance
Annoncée par la maire, Maryline Lucas, lors du dernier conseil municipal, la demande de « subvention d’État au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation pour l’installation d’un système de vidéosurveillance » s’élevait à 56 032 €, sur un montant total estimé à 140 081 €. Elle n’a pas abouti.
Par J.-M. D. (Clp) |
Si, dans un premier temps, Maryline Lucas annonçait le renouvellement par la préfecture de son autorisation pour la vidéosurveillance de quatre sites (*) pour les cinq années à venir, elle ajoutait amèrement : « La subvention ne sera pas accordée, la commune n’étant même pas classée sur liste d’attente par le préfet. » Sylvain Devred, conseiller municipal dissident, plutôt dubitatif sur la fiabilité du système existant, osait alors cette boutade : « S’agissait-il de matériel neuf ? ». « Oui », rassurait Maryline Lucas, « pour remplacer le matériel obsolète ». Et de préciser, suite au rejet de la subvention : « Nous nous orientons désormais vers du matériel de location, justement pour qu’il s’adapte aux nouvelles technologies. »
Pour Éric Gola, c’est l’intitulé de la demande contenant le terme « radicalisation » qui le fait réagir favorablement : « Pour une fois que je vous soutiens ! », et trop bruyamment, au goût de certains : « Il faut être précis et dire clairement qu’il s’agit de radicalisation islamiste », s’écrie-t-il après une tirade sur l’extrémisme en progression. Maryline Lucas, ne le suivant pas dans cette polémique, conclut : « Je m’en tiens à l’intitulé officiel du fonds interministériel, ce n’est pas nous qui l’avons choisi. »
* « L’autorisation pour la prolongation de la vidéosurveillance, qui vient d’être renouvelée pour 5 ans par la préfecture, vaut pour quatre sites : la médiathèque et le parking Golliot (place Roger Salengro), le parc Pecourt (rue Gagarine), le plan d’eau « Corons sans beurre » (rue de Fleury) et le cimetière (rue du chemin de La Chapelle). Soit un total de 12 caméras extérieures installées dans des zones librement accessibles au public avec 30 jours d’enregistrement des images.
Capucine, médaillée d’argent à un concours national de danse
Par La Voix du Nord |
Au concours national du CND (1) qui vient de se dérouler à La Cité des Congrès de Valenciennes, Capucine Scicchitano, la jeune danseuse guesninoise de 12 ans, vient de se voir décerner la médaille d’argent dans la catégorie classique après avoir remporté au mois de février dernier le premier prix régional, ce qui, théoriquement, lui ouvre à terme les portes de l’Opéra de Paris, sous la direction de Catherine Labadie, sa professeure à l’école de danse La Ballerine de Caudry.
1. Le CND est une institution dépendant du ministère de la Culture et de la Communication français et dévolue à la danse sous tous ses aspects : la promotion de spectacles et de chorégraphes, la diffusion de la culture chorégraphique, la création artistique, et la pédagogie destinée aux élèves confirmés.
Pour son 20e meeting d’athlétisme au stade Barran, l’Entente athlétique a bénéficié d’un temps clément, propice à quelques exploits en triathlon pour les quelque 120 athlètes issus de 7 clubs.
Par Jean-Marie Devaux (Clp) |
Il étaient venus de Cambrai, Caudry, Douai, Féchain, Flines-lez-Râches, Auby et Dechy-Guesnain pour ce meeting. Serge Dumont, l’infatigable président du club hôte, au micro pour annoncer et commenter les épreuves, n’était pas peu fier de cette après-midi réussie et du spectacle offert, même s’il confiait, souriant : « On aurait pu mettre sur pied plus d’épreuves encore que le 50m, 100m, 1000m, poids, triple saut et longueur. nous en étions capables techniquement. »
L’employée municipale tente de se suicider en pleine rue
Une femme, habitante de Courcelles-les-Lens, a tenté de mettre fin à ses jours, mardi après-midi, place Salengro à Guesnain. Cette employée municipale en disponibilité, anciennement en poste à la médiathèque municipale, ne s’était pas rendue à un entretien préalable à licenciement, le 24 avril. La femme a été conduite au centre hospitalier de Douai.
Par Julien Gilman | Publié le 08/05/2019 Voix du Nord
C’est le même SMS qu’ont reçu plusieurs habitants de Guesnain qui connaissaient cette employée municipale. « Ma souffrance au travail fut étouffée mais ma mort ne le sera pas. Pardon », leur a-t-elle écrit, avant de passer à l’acte, mardi aux alentours de 16 h, place Roger-Salengro. À deux pas de la médiathèque municipale où elle était en poste jusqu’en 2017
« Harcèlement en bande organisée »
En disponibilité depuis cette date, et après un passage par la bibliothèque de Courcelles-les-Lens, commune où elle réside, elle avait fait une demande de réemploi en début d’année. « Mais son poste n’existe plus », explique la maire de Guesnain Maryline Lucas (PC). Le poste ayant été rayé du tableau des effectifs municipaux, une procédure de licenciement a alors été engagée. L’employée municipale a ainsi été convoquée à un entretien préalable au licenciement, auquel elle ne s’est pas rendue, le 24 avril. « Cette affaire est dans les mains du centre de gestion (de la fonction publique territoriale du Nord, ndlr) », note la maire.
Dans le coma
Avec son texto, l’employée municipale a envoyé deux photos d’un gilet jaune qu’elle portait mardi après-midi. Sur ce gilet, des messages écrits au marqueur mettent en cause la maire de Guesnain et sa directrice générale des services. Un « harcèlement en bande organisée », y est dénoncé, mettant en cause les villes de Guesnain et de Courcelles-les-Lens. Il semble qu’elle ait pris des médicaments dans l’intention de mettre fin à ses jours. Les secours de Somain et de Douai l’ont prise en charge sur place, avant de la transporter au centre hospitalier de Douai. Selon plusieurs témoignages, elle était, mardi soir, dans le coma.
Dans la nuit de dimanche à lundi, vers minuit, un local technique qui alimente les panneaux photovoltaïques de plusieurs habitations s’est embrasé rue de Beaumont. Aucun blessé n’est à déplorer.
Par C. B. | Publié le 06/05/2019 VOIX DU NORD
Appelés à l’origine pour un feu d’habitation, rue de Beaumont à Guesnain, les sapeurs-pompiers ont découvert à leur arrivée sur place, vers minuit, qu’un local technique était en flammes, ainsi que des détritus et des palettes de bois déposées juste derrière. Le bâtiment alimente en électricité les panneaux photovoltaïques situés sur le toit de plusieurs maisons voisines. Les hommes du feu, une quinzaine sous les ordres du lieutenant Mahieu, ont attendu l’intervention des agents d’Enedis qui a procédé à une coupure du réseau, avant d’intervenir.Ils ont alors déployé la grande échelle afin d’éteindre plus facilement le sinistre.
L’incendie, qui a dégagé de grosses fumées, a réveillé une bonne partie du voisinage qui avait l’impression de revivre la mauvaise expérience d’avril 2016. Aucun blessé n’est à déplorer, la maison proche du local étant inoccupée. Seule une personne, choquée, a été prise en charge.
Piste criminelle ?
Au bout d’une heure, le foyer était complètement maîtrisé. Sur place, les services de police ont effectué les premières constatations. Difficile pour le moment de savoir si l’incendie est parti du local technique ou si ce sont les détritus qui se sont embrasés. Comme en 2016, la piste criminelle n’est pas écartée.
Il y a cinquante ans, Daniel et Régine Drapier unissaient leurs destinées pour la vie
Cinquante ans après, Régine et Daniel Drapier se retrouvent à nouveau devant la Maire
Par La Voix du Nord |
Daniel Drapier a débuté très jeune sa vie professionnelle. En 1962, à tout juste 14 ans il devient ouvrier agricole avant d’intégrer les établissements Arbel en 1970, jusqu’à ce que sonne l’heure de la retraite, en 2005. Jeune retraité dynamique, il consacre une bonne partie de son temps au jardinage mais aussi à milieu associatif, en tant que bénévole, au Téléthon comme au PCF. Quant à Régine Catillon, diplôme d’aide-ménagère en poche, elle a commencé à travailler dès l’âge de 14 ans comme femme de ménage et garde d’enfants sur Douai. C’est au cours de l’année 1965, à tout juste 16 ans que son regard a croisé celui qui allait devenir l’homme de sa vie au cours d’une sortie au cinéma. Le mariage est célébré cinq ans après, le 26 avril 1969 et très vite, la famille s’agrandit avec l’arrivée de leur premier enfant, né le 20 septembre de la même année. Trois autres garçons viendront agrandir la famille.
Malgré une vie de famille bien remplie, Régine trouve le temps de s’investir avec son mari dans la vie locale, en tant que bénévole à l’APE, aux Restos du Cœur, au Téléthon et au PCF. Mais les moments les plus agréables, le couple les partage avec leurs huit petits-enfants qui les comblent de bonheur, ainsi que leurs deux arrières petits enfants.