jeudi 9 juillet 2015

UN BLEU DE TRAVAIL À 1 EURO, C'EST À ÉPISOL (D'APRÈS L'OBSERVATEUR DU DOUAISIS DU 9 JUILLET 2015)

Episol 59 est une épicerie solidaire qui propose des produits alimentaires à moindre prix. Depuis mars, elle accueille aussi un chalet plein de vêtements de travail : c’est le vestiaire solidaire.


Etals de fruits et légumes, bac à surgelés, rayon de boîtes de conserves : à première vue, cela ressemble à un supermarché ordinaire. Sauf qu’à l’épicerie solidaire de Guesnain, personne ne râle à la caisse et surtout tout le monde a le sourire. « Episol 59 a été créé en 2002, et nous avons ouvert l’épicerie en mars 2004, le temps de trouver un local et les financements, raconte Corinne Tabaka, la présidente. Cela a été créé avec les travailleurs sociaux qui recevaient des gens qui n’avaient plus rien à manger à la fin du mois. Il fallait répondre à l’urgence. » Et depuis, 564 familles s’y rendent régulièrement pour remplir leur caddie. La plupart ont moins de 3 euros par jour et par personne pour vivre. Pour faire comme elles et venir faire ses courses à Episol 59, il faut d’abord prendre rendez-vous. « C’est un entretien individuel pour instaurer une discussion et une relation de confiance, explique Sophie Deretz, la directrice d’Episol 59. Avec leurs revenus et leurs charges, on fait l’étude de leur reste à vivre par jour et par personne, et s’il est inférieur à 7,62 euros, ils ont droit à l’aide alimentaire. »

Dans les étals, il y a des fruits et légumes, triés par les bénévoles d’Episol 59, sous l’oeil attentif de Sophie Deretz, directrice (à g.), et de Corinne Tabaka, présidente (au centre).

On remplit son caddie et on participe

En échange de 2 euros d’adhésion, les habitants du secteur ont donc une carte, renouvelée au bout de six mois, avec une somme à dépenser : ils peuvent donc acheter tout ce qu’il leur faut à des prix cinq fois moins élevés que dans les enseignes traditionnelles. Comme cette bouteille de vinaigrette, affichée à 20 centimes ici, alors qu’elle est vendue à 1,26 euros dans les magasins. Mais attention ! Il ne suffit pas de venir se servir dans les rayons sans donner un minimum de sa personne. « La personne signe une charte et s’engage à participer au fonctionnement de la structure ou aux ateliers organisés », explique Corinne Tabaka. Un atelier budgétaire pour parler des relations bancaires, des assurances, des pièges à éviter, un atelier échange de savoirs pour créer du lien entre les habitants, des notions sur la Caisse primaire d’assurances maladie, la mobilité... Pour les sportifs, il y a même des ateliers marche nordique, un autre sur la sophrologie, et un atelier diététique, pour apprendre à lire les étiquettes et rassurer sur les dates limites de consommation. Le but, c’est que les participants connaissent mieux leur territoire et les structures qui les entourent dans la vie quotidienne. A côté du coin café, les habitants peuvent jeter un oeil sur le tableau des dates tout en buvant une tasse : prochainement, ce sera l’atelier Pictionnary, et le loto. Et hop : un petit crayon et ceux qui n’ont pas de voiture peuvent s’inscrire sur le tableau de covoiturage. D’un côté les conducteurs laissent leurs coordonnées, de l’autre les passagers notent leur numéro.

Le vestiaire solidaire vient d’ouvrir

Et depuis le mois de mars, bien caché derrière les rayons de l’épicerie, tout au fond de la réserve où s’empilent les cartons, un chalet a fait son apparition. Construit par les jeunes de l’association prévention Pecquencourt et environs (APPE), il est plein de ceintres et de vêtements bleus et blancs. En fait, c’est un vestiaire solidaire imaginé par Coeur d’Ostrevent. « Lors de courtes périodes d’insertion professionnelle, comme des stages, on manque d’équipement, il faut acheter des ustensiles », explique la directrice. Et cela coûte cher : des pantalons de service pour la cuisine, une blouse blanche pour le secteur hospitalier, des bleus de travail pour le bâtiment, des tenues pour un entretien d’embauche... Grâce au vestiaire solidaire, déjà trois personnes ont été habillées des pieds à la tête pour un euro la tenue. Même si cela ne fait pas partie de ses missions, Episol 59 accueille le vestiaire à titre expérimental pendant un an. Mais pour le développer, Sophie et Corinne espèrent qu’une personne à temps plein y sera affectée. Car pour habiller les jeunes à la recherche d’un emploi, il faut des moyens. Démarcher des entreprises pour récupérer des vêtements, aller les chercher, cela prend du temps.

Un appel aux dons pour les vêtements de travail


« Ce sont souvent des entreprises qui changent de vêtements professionnels car ils ont changé le logo de l’entreprise par exemple. On a aussi récupéré des vêtements de la Maison pour tous, du Secours populaire. Mais on en manque encore ! » Alors Sophie et Corinne lancent un appel aux chefs d’entreprise au grand coeur : elles recherchent des vêtements de travail propres et en bon état. Histoire que les portants du chalet soient aussi remplis que les rayons de l’épicerie.

jeudi 2 juillet 2015

DANS L'OBSERVATEUR DU DOUAISIS, SYLVAIN DEVRED ANNONCE SA DÉMISSION DE DÉLÉGUÉ À LA COMMUNICATION



Sylvain Devred, membre du conseil municipal, a démissionné de ses fonctions de délégué à la communication.

Il va y avoir un peu de changement au conseil municipal de Guesnain. Sylvain Devred, qui était jusque-là conseiller municipal délégué à la communication, a remis sa démission à Maryline Lucas, maire, vendredi 26 juin. « Je fais toujours partie du conseil municipal, je conserve mon mandat d’élu, précise-t-il. Mais je reste libre de mes fonctions et de mes actes. » Cette décision, cela fait un moment qu’elle mûrit. Celui qui faisait partie de la liste Guesnain Autrement, fusionnée au second tour des élections avec l’actuelle majorité, avait pris ses fonctions en mars 2014. Depuis un an et demi, il avait remanié le bulletin municipal, en mettant en avant les associations de la ville, et travaillait sur un nouveau site internet, plus sobre et fonctionnel, qui devrait être en ligne à la rentrée. Pourtant, ce sera désormais une autre personne qui reprendra la délégation à la communication, pour plusieurs raisons. « Ce poste avait été attribué à la liste socialiste lors de la fusion, mais aujourd’hui, je n’adhère plus au parti socialiste, explique Sylvain Devred. Et puis je ne suis plus en phase avec la gestion et le fonctionnement local du Parti socialiste à Guesnain. Et puis j’avais déjà voté contre des décisions de la majorité, donc j’ai l’impression de susciter de la méfiance. Je préfère donc me retirer. » Le conseil municipal devrait donc attribuer la délégation de la communication à une nouvelle personne, mais appartiendra-t-elle à la liste socialiste ou à la majorité communiste ? Réponse certainement à la rentrée.

vendredi 26 juin 2015

LE CONSEIL MUNICIPAL DU LUNDI 22 JUIN 2015 A PERMIS DES ÉCHANGES VIFS SUR DES SUJETS D'ACTUALITÉ EXTÉRIEURS À LA COMMUNE

LE CONSEIL MUNICIPAL DE 22 JUIN 2015 ÉTAIT À PRIORI BANAL PUISQUE CENTRÉ SUR DES POINTS MINEURS MAIS IL A ÉTÉ L'OCCASION DE QUELQUES PASSES D'ARMES ENTRE MADAME LE MAIRE, DRAPÉE DANS SES CERTITUDES ET L'OPPOSITION MUNICIPALE FORTE DE SON BON DROIT DANS SES DEMANDES DE PRÉCISIONS ET D'EXPLICATIONS. 
AU FINAL, UN ÉCHANGE COURTOIS MAIS PARFOIS ARDENT ENTRE UNE MAIRE AGACÉE PAR CES DEMANDES ET UNE OPPOSITION MAL OU PEU INFORMÉE AU PRÉALABLE SUR LES SUJETS EN DÉBAT...

L'ORDRE DU JOUR CONCERNAIT 19 POINTS : 
Après l'appel des présents et la désignation d'une secrétaire  de séance (Claudine Fermen) suivie de la lecture du procès verbal de la réunion du conseil municipal précédent en date du 13 avril 2015 (cliquer sur le lien pour en prendre connaissance), les décisions municipales du Maire (récapitulatif ci-dessous) ont donné lieu à quelques précisions utiles de Madame le Maire suite à des demandes d'éclaircissements par Éric Gola et Jacky Maillard :


La décision 16/2015 de réaliser une ligne de trésorerie de 300.000 € n'est pas un emprunt déguisé, comme on pourrait le penser. Elle permet, comme l'a expliqué l'adjoint aux finances, Bernard Doisy, d'éviter que les factures des entreprises qui oeuvrent pour la commune ne soient payées avec retard. La ville utilise cette trésorerie pour hâter les paiements, en attendant les subsides de l'ÉTAT, versés par douzièmes, chaque mois, ce qui au total coûte quand même à la commune : 0,20% en frais de dossier, 1,50% en intérêts EONIA et 0,50% en cas de non-utilisation auprès de la Caisse d'épargne. Bref, le service rendu est utile pour les entreprises, mais pas gratuit pour la commune...

À la décision 19/2015 concernant le contrat de location et maintenance pour 9 photocopieurs à la société Konica, Jacky Maillard s'est étonné qu"il n'y ait pas eu appel d'offres et mise en concurrence, ce à quoi Madame le Maire a répondu qu'il y avait bien eu appel d'offres et que l'offre faite in extremis par Ricoh était moins intéressante, que son matériel était obsolète et qu'avec le nouveau fournisseur, la photocopie revenait désormais à 0,039 € l'unité (au lieu de 0,042 avec Ricoh précédemment) et qu'en plus maintenant il y avait la couleur ...


Aux décisions 20 et 21/2015 concernant les indemnités de jury extérieur à l'école de musique, Jacky Maillard a demandé le coût et la raison de cette demande, madame le Maire a justifié cela par le souci de ne pas être accusé de favoritisme en utilisant des jurés externes à l'école avec un coût réduit à 38 € par membre de jury et par session. 




Éric Gola a demandé pourquoi on voulait taxer les personnes dans le deuil, déjà durement éprouvées, par cette charge supplémentaire de 50€ pour un forfait de 4 heures d'utilisation de la salle Maurice Thorez en vue d'un accueil après funérailles (et 100€ pour plus de 4 heures), Éric Gola proposant de se contenter d'un don volontaire et non obligatoire pour le CCAS. Madame le Maire a répondu que c'était déjà le cas mais qu'il valait mieux fixer un tarif car parfois le don au CCAS dépassait cette somme.




Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, les nouveaux tarifs du cimetière, en hausse substantielle, n'ont pas donné lieu à débat de même que la suppression des concessions perpétuelles qui posent problème à la commune quand elles sont à l'état manifeste d'abandon et qu'il faut chercher à qui elles appartiennent afin de régler  la question...




Les tarifs à l'école de musique ont fait sursauter Éric Gola qui pointe une augmentation de 42% du tarif appliqué aux Guesninois(e)s, faisant valoir que l'on semblait oublier l'aspect culturel et de promotion sociale que cette école représente pour la population guesninoise. 

Madame le Maire a fait valoir que cet ajustement représentait moins que le coût d'une licence sportive, et que le directeur de l'école de musique lui-même la trouvait justifiée, Bernard Doisy arguant pour sa part que sur un total annuel de 20 heures environ, dispensées par élève à l'école de musique, cela revenait à environ 1€ de l'heure de cours, soit moins que les NAP (nouvelles activités périscolaires). Il a ajouté que les extérieurs seraient eux aussi augmentés l'an prochain...
Éric Gola a alors dénoncé cette politique communale qui consiste à accompagner docilement la politique gouvernementale d'étranglement des finances locales  par une répercussion sur les tarifs communaux et bientôt une réduction à craindre sur les subventions aux associations locales...
Madame le Maire a ironisé sur ce soutien inattendu de l'opposition à l'école de musique, lui rappelant qu'elle avait précédemment marqué ses réticences au versement d'une subvention exceptionnelle à  l'école de musique. Jacky Maillard a alors protesté, expliquant que son groupe n'était en rien hostile à l'école de musique mais soucieux d'obtenir des explications et justifications pour toutes les dépenses engagées par la commune, sans favoritisme...



Jacky Maillard sans critiquer la demande de subvention au département pour régler le problème de vitesse à l'entrée de Guesnain, rue Marc Lanvin, s'est étonné du coût : "c'est cher pour un simple haricot posé au milieu de la chaussée". "N'aurait-il pas été plus judicieux d'envisager avec la même subvention la pose d'un feu tricolore intelligent comme dans la rue Gagarine ou dans la traversée de Loffre ?"

Mohamed Lahsen, adjoint aux travaux, a répondu que l'on ne pouvait pas poser de feux dans un virage et qu'on (le département) ne nous permet plus de mettre de ralentisseurs. Le danger vient du fait qu'il y a un virage et que la vitesse est insupportable pour les riverains qui n'osent plus sortir leur voiture du garage par crainte du danger d'accident...
Madame le Maire a clos la discussion en concluant qu'elle aurait préféré des ralentisseurs, mais que cela nous était imposé...
Voilà donc à peu près ce qui nous attend si la subvention du département est accordée :






Les conventions ci-dessus avec le Sporting d'une part pour un versement en deux temps de la subvention annuelle et avec la CAD d'autre part, pour recevoir 38349 €  concernant les services liés au chauffage, contenues dans les points 8 et 9 ont été votées sans débat et unanimement...




Éric Gola a fait observer suite à l'exposé de présentation de ce contrat de ville de la CAD par Madame le Maire qu'il n'est question nulle part dans ce document de Guesnain. En effet, Guesnain, ainsi que Dechy et Lallaing ne sont plus considérés comme "prioritaires" et "sensibles". Les Guesninois(e)s qui vivent au quotidien les incivilités et l'insécurité apprécieront cette mise à l'écart ...

Madame le Maire a toutefois ajouté que même si nous perdons une manne en faveur des quartiers sensibles, on peut encore chercher quelques subsides ciblés par exemple sur la maison Maurice Thorez, l'insertion, l'éducation auprès de la CAD... 
De toute façon, on est obligé de signer... La CAD va reverser une petite somme quand même...



Ce point concernant le SMTD a permis à Éric Gola d'interpeller Madame le Maire qui est aussi vice-présidente du SMTD et donc solidaire à ce titre des décisions de ce syndicat lequel a supprimé la gratuité du transport scolaire des lycéens du Douaisis

Il lui a demandé comment elle réagissait à l'injonction faite au SMTD par la Région de rétablir la gratuité, faute de quoi la subvention régionale annuelle de 454000 € serait annulée, alors qu'elle a participé à cette décision comme vice-présidente du SMTD...
Madame le Maire a dit qu'elle avait défendu la gratuité dans ses interventions au SMTD et nié avoir voté cette décision ... en s'abstenant. 
Elle a ajouté, visiblement irritée et agacée, que les votes de son groupe politique au SMTD ne le concernaient pas...
Monsieur Alain Pilniak a alors volé au secours du maire en accusant Éric Gola de ne pas avoir manifesté, comme lui et le parti communiste français, contre l'abandon de la gratuité par le SMTD. Ce à quoi Éric Mollet, du groupe d'opposition municipale, a rétorqué que pour sa part il avait bien manifesté lui aussi et que le problème était ailleurs. 
"Quand on est contre, on vote contre, on ne s'abstient pas" a conclu Éric Gola.
Madame le Maire a alors fermé la discussion...



Sur le rapport d'activité de la CAD soumis pour simple information au conseil municipal de Guesnain, Jacky Maillard s'est étonné qu'à aucun moment le nom de Guesnain ne soit cité dans ce rapport, ce qui montre au passage le peu d'intérêt porté à notre commune par la CAD et l'absence de demandes de travaux formulées par la municipalité de Guesnain

Madame le Maire l'a assuré que le nom de Guesnain apparaîtrait dans les prochains rapports et que l'on pouvait y compter car elle s'y emploierait et ce, en matière d'assainissement, de voieries, etc... Ce qui relève de l'année 2013 ne l'a pas été sous son égide mais celle de son prédécesseur (Jean POT, pour ne pas le nommer). 
Jacky Maillard lui a rétorqué qu'elle était à l'époque adjointe au maire, et donc solidaire de la politique menée par son prédécesseur, et qu'elle se réclamait de la continuité, donc du bilan ...



Il s'agit d'un mini séjour à Val Joly pour des adolescents guesninois moyennant une participation de 50€ par personne. Accord unanime du CM




Éric Gola s'est réjoui de la création de cet outil destiné à améliorer la sécurité et les conditions de travail des employés de la mairie et du CCAS, revendiquant au passage qu'un élu de l'opposition municipale, forte de ses 47% d'électeurs exprimés en sa faveur, soit nommé au sein de cette commission paritaire. 

Il en profita pour se faire l'écho de paroles entendues ici et là, déplorant l'attitude du maire à l'encontre de certains membres du personnel, perçue comme déplaisante, peu courtoise voire discriminante... Et s'il disait cela, c'était en quelque sorte pour lui rendre service, afin qu'elle s'améliore dans ses rapports avec ses concitoyens...
Certaines associations locales, qui n'avaient pas l'avantage de lui plaire subissaient d'ailleurs le même mépris affiché...
Il rappela que c'était un député communiste, Georges Hage qui était l'auteur de la première Loi sur le "harcèlement moral au travail" et qu'il convenait quand on était maire communiste de se montrer humain et impartial...
Pour sa défense, Madame le Maire, visiblement agacée, affirma au contraire qu'elle était correcte avec tout le monde en mairie. Dont acte...





Jacky Maillard a souhaité que la publicité soit faite à la population pour ce document qui engage l'avenir et que chaque conseiller municipal soit destinataire du CD ROM. 




Cette motion  qu'on pourra lire dans le lien suivant : motion contre la fermeture de 84 lits au CH de Douai a donné lieu à une nouvelle passe d'armes  entre le maire et Éric Gola, lequel trouvait un peu curieux que l'on s'en prenne dans cette motion uniquement à l'agence régionale de santé, qui a ordonné cette fermeture de 84 lits à Douai, sans mettre en cause le gouvernement à l'origine de cette politique de régression sociale responsable de ces fermetures qui vont se traduire par des licenciements déguisés en départs à la retraite non remplacés. Il a demandé à Madame le Maire, qui dénonce à juste titre des licenciements en tant que maire de Guesnain, pourquoi elle avait voté en tant que déléguée à la CAD, avec son groupe communiste, le licenciement de 17 archéologues sacrifiés sur l'autel des économies, alors que la CAD a édifié le très coûteux musée "Arkeos" à Râches pour recueillir justement les résultats de leurs fouilles...

Une fois encore, Madame le Maire a semblé étonnée et choquée qu'on lui demande de se justifier pour des votes émis en d'autres lieux et a répondu qu'elle n'avait pas voté ces licenciements, ce dont pourtant la Voix du Nord a rendu compte en ces termes dans son édition du 31 mai 2015 : 



C'est pour le moins confus en effet. 
Ce qui expliquerait l'agacement de Madame le Maire devant ces demandes répétées de clarification de ses votes dans les instances où elle siège (CAD et SMTD) par Éric Gola 


Depuis 2005, la mise aux normes d'accessibilité  pour les handicapés des bâtiments communaux est obligatoire. Elle a été chiffrée pour Guesnain à 1200.000 € en 2012.
En 2015, soit 3 ans après, et 10 ans après le vote de la loi, on en est toujours au point de départ et rien n'a été fait en ce sens. C'est cette inertie qu'a dénoncée Jacky Maillard, au nom de l'opposition municipale.
Il semble que c'est le montant vertigineux des sommes à engager qui a fait reculer jusqu'alors la volonté municipale de s'attaquer à la tâche. Et aujourd'hui, il est question de reculer encore l'échéance d'un an en demandant au préfet par cette délibération un sursis pour permettre une nouvelle étude tenant compte des assouplissements de l'ordonnance du 26 septembre 2014.
Madame le Maire fait état d'économies qui pourraient être réalisées sur les ascenseurs, les largeurs de portes, et s'interroge sur le choix possible de la rénovation ou de la reconstruction de certains locaux concernés. En tout cas, l'étude de 2012 est caduque et il convient d'en commander une nouvelle, occasionnant de nouveaux frais. Bref, on efface tout et on recommence...
Mohamed Lahsen, adjoint aux travaux, a cité pour exemple les écoles qui ne sont pas récentes et pour lesquelles il faut trouver la meilleure solution pour concilier les travaux nécessaires avec la baisse des dotations d'état, faisant observer malicieusement qu'il ne connaît pas de bureaux d'études qui travaillent gratuitement... Madame le Maire a conclu que c'est l'État qui impose cette nouvelle étude. 
Éric Gola  s'est indigné alors que l'on doive repayer une étude alors qu'elle existe déjà : "On va donc payer deux fois pour le même travail." 


Madame le Maire, après avoir présenté le projet de la SIA pour la nouvelle mise en vente de ses logements résidence Gérard Philipe, émet au nom du groupe majoritaire (PCF-PS) des réserves. 
Ces ventes rencontrent peu de succès auprès des locataires car seulement 7 locataires sont jusqu'alors intéressés par la formule et 3 maisons ont été achetées à ce jour...
Il est donc proposé de s'opposer à cette nouvelle mise en vente et de se limiter aux seules personnes éventuellement intéressées, car si on accepte la totalité, on risque d'ouvrir la voie à l'arrivée de nouveaux propriétaires, venus d'un peu partout, se portant acquéreurs d'une ou plusieurs maisons, à seules fins d'en tirer profit en lieu et place du bailleur social.
À la question posée par Jacky Maillard de savoir si les ventes éventuelles par la SIA seraient réinvesties sous forme de nouvelles constructions sur le territoire de Guesnain, Madame le Maire a répondu par la négative, la SIA n'ayant aucun projet en ce sens. Jacky Maillard a alors rappelé que la Municipalité de Guesnain avait jadis aidé les bailleurs sociaux comme la SIA dans leur politique de constructions de logements sociaux locatifs par la mise à disposition de terrains et diverses mesures d'aides en matière de garantie de prêts et que cette vente se faisait en quelque sorte sur le dos des contribuables et de la commune de Guesnain.
Madame le Maire a ajouté que cette vente risquait de déposséder la commune de ses prérogatives en matière de placement des Guesninois dans ces logements : "les locataires ne seront pas mis dehors en cas de vente à des tiers, par contre s'ils quittent leur logement, la municipalité perd ses possibilités d'intervention sur le choix des arrivants dans ces logements."
Bernard Doisy a conclu par cette formule : "s'opposer à cette vente, c'est un acte citoyen en faveur des Guesninois"
L'affaire était donc entendue et c'est par un vote unanime que le Conseil municipal s'est prononcé contre cette nouvelle mise en vente par la SIA .

Le dernier point concernait le droit de préemption de la commune sur les ventes immobilières sur le territoire guesninois. Aucune décision n'étant à prendre en la matière, madame le Maire a clos la séance.
En conclusion, ce conseil s'est révélé plus riche en discussions et en échanges que d'habitude du fait des nombreuses demandes d'explications et de justifications de l'opposition municipale et de la part prise par les adjoints concernés dans leur domaine, désireux d'apporter leur contribution et leur éclairage et de désamorcer les tensions palpables à certains moments de la réunion entre le maire et l'opposition municipale...




jeudi 28 mai 2015

ACCORD MUSICAL PARTICIPE À L'INITIATIVE DE SA CHORISTE AGATHE BLOT DONT LA MOTIVATION ET L'ENTHOUSISASME POUR SES PROJETS FAIT PLAISIR À VOIR

Pour financer un voyage dans le sud de la France pour l’association des paralysés de France, Agathe Blot organise un concert de chorale.






Elle sourit constamment et son enthousiasme est communicatif. Agathe Blot, Douaisienne de 22 ans, met ses qualités au service des autres. Elle est à l'initiative d'une rencontre chorale qui aura lieu ce vendredi 29 mai aux salles d'Anchin à Douai. Elle-même porteuse d'un handicap depuis sa naissance, elle fera partie des jeunes suivis entrée au lycée, j'ai intégré l'accord musical de Guesnain ». Agathe est constamment en activité : « C'est vrai que je fais beaucoup de choses. J'ai commencé l'équitation quand j'avais 4 ans. Je m'intéresse aussi à la culture japonaise et je me rends souvent sur les salons Japan expo. » Elle dit cela avec un naturel désarmant quand on sait qu'elle ne se déplace qu'en fauteuil.

Agathe Blot ne se déplace qu’en fauteuil et pourtant multiplie les activités, et notamment l’équitation.

Il manque une accompagnatrice

Elle a la même modestie pour retracer son parcours scolaire : « J'ai toujours été scolarisée en milieu ordinaire. J'ai intégré le conservatoire à l'âge de 8 ou 9 ans mais j'ai dû arrêter quand je suis entrée à la fac. J'ai un bac S et maintenant je suis en 3e année de Licence informatique à Lens ». C'est avec cette joie de vivre contagieuse qu'elle a réussi à mobiliser une centaine de choristes et quelques musiciens. Claudine Levray, chargée de communication pour l'APF précise : « Cette soirée est un auto-financement pour un séjour qui réunira une dizaine de jeunes cet été. Ce sont des moments importants, autant pour leur autonomie que pour permettre un peu de répit aux parents. Vivre avec un enfant handicapé, ça veut dire être mobilisé à ses côtés 24h/24 ». Et elle insiste aussi sur ce besoin essentiel : « Il nous manque encore une accompagnatrice pour le séjour. Nous cherchons quelqu'un qui puisse conduire le véhicule, un minibus de 9 places et aider une des jeunes filles du groupe. Si vous êtes intéressés, le séjour a lieu du 18 au 27 juillet à Hyères-lezPalmiers, il suffit de nous contacter pour en savoir plus ». En attendant, autre geste de solidarité possible : se rendre au concert ce vendredi et acheter un programme ou faire un don au profit du projet.

vendredi 15 mai 2015

2015, LE NAIN GAILLOU A ENFIN ÉPOUSÉ SA PROMISE MAUD DE SAINT-RENÉ. LES TÉMOINS ÉTAIENT RENÉE RÉGNIEZ ET ALAIN BRUNEEL


Voilà 335 ans que le Nain Gaillou attendait ce moment. Maud sa compagne depuis 2006 a accepté de le prendre pour époux en 2015. Les consentements ont été recueillis par Madame Lucas, maire et conseillère départementale, entourée d’élus des communes voisines. L’enfant à naître dans un avenir proche devrait être tout aussi surprenant ! 
Dimanche, une brocante au parc Pécourt a ouvert cette seconde journée de fête locale, vite interrompue par la pluie et à partir de 15 heures au départ de la mairie, les géants du Douaisis accompagnés de divers groupes de musiciens ont arpenté les rues de la ville pour terminer leur voyage au parc, où une restauration sur place a complété cette seconde journée pas très chaude au demeurant.




LE TEMPS N'A PAS AIDÉ À RENDRE CETTE ÉDITION 2015 DU NAIN GAILLOU TRÈS POPULAIRE ET RÉCOMPENSER LES BÉNÉVOLES QUI SE DÉPENSENT SANS COMPTER. IL SEMBLE AUSSI QUE L'ON N'AIT PAS ENCORE TROUVÉ, MALGRÉ LE CHANGEMENT DE MAIRE, LE PHILTRE MAGIQUE QUI DONNE UN ESSOR ET UNE RECONNAISSANCE ÉLARGIE À CE RENDEZ-VOUS ANNUEL AUTOUR DU NAIN GAILLOU, QUE LA POPULATION GUESNINOISE CONTINUE DE BOUDER QUELQUE PEU...

Des réunions publiques sur le projet de parc éolien Roucourt-Dechy-Cantin

L’association SOS Nature Douaisis, opposée au projet de parc éolien des Moulins qui pourrait être installé en 2016, organise deux réunions publiques afin de présenter ses arguments. À Gœulzin le 13 et à Guesnain le 19 mai.



Afin d’expliquer les raisons pour lesquelles elle s’oppose au projet de parc éolien qui pourrait sortir de terre dès 2016, à l’intersection des territoires des communes de Roucourt, Dechy et Cantin, à l’arrière du centre hospitalier, l’association SOS Nature Douaisis organise deux réunions publiques les 13 et 19 mai, respectivement à Gœulzin et Guesnain.
Pour Anne Reinhardt et les membres de SOS Nature Douaisis, les trois communes parties prenantes du projet ne seront pas les seules impactées. Sont aussi concernées celles de Guesnain, Sin-le-Noble, Lewarde… Et même s’il respecte la loi – qui dit qu’il doit y avoir une distance de 500 mètres au minimum entre les éoliennes et les premières habitations – puisque l’éloignement sera là de 640 mètres, le projet semble trop proche aux membres de SOS Nature Douaisis. « Il est question de faire évoluer la loi pour porter la distance minimum à un kilomètre, font-ils valoir. Il faut savoir qu’en Angleterre ou en Allemagne, l’éloignement minimal est de 1,5 km et même de 2,5 km aux USA. Les infrasons provoqués par les éoliennes, même s’ils ne sont pas perceptibles à l’oreille, peuvent provoquer des céphalées, des insomnies, des acouphènes, voire des problèmes cardiaques… »

Cigognes et chauves-souris

Pour SOS Nature Douaisis, de nombreux arguments environnementaux plaident aussi contre le projet. Ainsi, il se trouve sur la route migratoire de cigognes, oies et autres grues qui peuvent être désorientées par le magnétisme des éoliennes. Les chauves-souris, qui nichent dans le bois de Lewarde et vont chasser au-dessus du lac de Cantin, risquent aussi d’être prises dans les pales. Quant à la valeur des maisons autour du parc, elle risque d’être dévaluée. Les communes pourraient y perdre des habitants. La CAD, qui porte le projet, « se tire une balle dans le pied ».
- Réunions mercredi 13 mai, à 18 h 30, salle du cadran solaire à Gœulzin ; mardi 19 mai, à 18 h 30, dans la salle des fêtes de Guesnain.
- SOS Nature Douaisis propose également de signer en ligne une pétition sur www.sosnaturedouaisis.org

Le projet

Porté par la Communauté d’agglomération du Douaisis et confié à la société WPD, le projet de parc éolien devait initialement compter huit éoliennes. Il a été revu à six et pourrait sortir de terre dès 2016.
Mâts plus pales, les éoliennes s’élèveraient à 145 mètres de hauteur et « seraient donc visibles à quinze kilomètres à la ronde » selon Anne Reinhardt de SOS Nature Douaisis.
Pour ses défenseurs, le projet pourrait produire de l’électricité pour 48 000 personnes, soit 30 % de la population du Douaisis.

Pourquoi informer la population? 

Deux réunions d'information du public se sont tenues, l'une à Cantin en novembre 2013 et l'autre à Roucourt en octobre 2014. En revanche il n'y a eu, à notre connaissance, aucune réunion programmée à Dechy, où les habitants sont pourtant directement concernés par la décision de leur Conseil Municipal, ni dans les communes limitrophes de Guesnain, Lewarde, Erchin, Goeulzin, Férin et Sin-le-Noble dont une partie de la population subira les désagréments de ces installations gigantesques. Aussi avons-nous décidé de compenser ce déficit d'information en organisant deux réunions-débats à l'intention des «oubliés» et de ceux qui veulent connaître la vérité sur les nuisances provoquées par les éoliennes. Il se trouve en effet que les réunions de Cantin et Roucourt, étaient présentées par les porteurs du projet qui, bien sûr, en ont surtout vanté les avantages tout en minimisant ses inconvénients. L'objectif de SOS Nature Douaisis est donc de rétablir l'équilibre, dans un souci d'objectivité.
Jean Walker