jeudi 27 novembre 2014

ENTENTE ATHLÉTIQUE DECHY-GUESNAIN (EADG) : 35 ANS DE SUEUR ET DE LABEUR, CELA SE FÊTE



L’Entente athlétique Dechy-Guesnain a tenu son assemblée générale mais a surtout mis à l’honneur son emblématique président-fondateur Serge Dumont, qui a reçu à cette occasion la médaille de la ville.
La médaille de la ville a été remise à l’infatigable Serge Dumont, 80 ans depuis le 2 septembre.




Finalement, l’assemblée générale de l’Entente athlétique Dechy-Guesnain, dimanche à la salle des fêtes, n’aura été qu’un prétexte pour fêter les 35 ans d’une association riche de 90 membres et mettre à l’honneur son emblématique président-fondateur Serge Dumont, 80 ans depuis le 2 septembre.
« Je n’ai pas vu passer toutes ces années et d’un seul coup je me dis, merde, j’ai 80 ans ! Ça fout un peu le bourdon » confia-t-il après une cérémonie qui avait sérieusement secoué un personnage habituellement tout en retenue, pudique, plus metteur en scène qu’acteur.
Une fois débarrassée des traditionnels rapports moral, financier et d’activité, l’assemblée a été consacrée à Serge Dumont, « l’homme passionné au caractère bien trempé », salué par Alain Bruneel, conseiller général. Une pluie d’éloges tombée de toute part ébranla le dirigeant à la Peugeot 205 d’un autre âge qui en a transporté des gamins d’une compétition à l’autre, le coffre rempli de matériel d’entraînement.
Infatigable VRP, il a su convaincre partenaires et institutionnels à l’accompagner pour développer et préserver l’avenir d’un club présent cette saison sur une quarantaine d’événements. Les yeux mi-clos, un petit sourire aux lèvres, il savourait chaque mot pendant que dans sa tête, se rembobinait le film d’une vie bien remplie. « Je n’avais jamais réalisé tout ce chemin parcouru. »
En lui remettant la médaille de la ville avec la promesse d’étudier le remplacement de la piste du stade Barran réclamée depuis des années, Maryline Lucas, maire de Guesnain, a emprunté à l’écrivain Jean Giraudoux cette phrase, « croyez que le bon coureur qui sait évaluer du premier coup la distance qu’il a à parcourir, sait aussi évaluer la longueur de sa vie, il s’entraîne en conséquence ». Touché par tant de compliments, il laissa couler quelques larmes sur la montre offerte par tous ses athlètes. Pas d’inquiétude. Elle doit être étanche. Comme l’est Serge Dumont, imperméable aux années qui passent. « Mais j’ai 80 ans quand même », rabâcha-t-il une dernière fois. Il faudra bien s’y faire.NELLO BENEDETTI (CLP) 21 NOVEMBRE 2014

Entente athlétique Dechy-Guesnain, 03 27 97 74 02.

vendredi 14 novembre 2014

PIERRE DUSSART, VÉTÉRAN DU PCF, ANCIEN ADJOINT AU MAIRE DE GUESNAIN, ANCIEN DÉLÉGUÉ MINEUR À LA FOSSE SAINT RENÉ ET DIFFUSEUR INLASSABLE DE "LA TRIBUNE DES MINEURS" ET DE LIBERTÉ-DIMANCHE" N'EST PLUS. IL A ÉTÉ INHUMÉ CE VENDREDI 14 NOVEMBRE 2014 DANS LA PLUS STRICTE INTIMITÉ FAMILIALE



NOUS REPRODUISONS CI-DESSOUS UN EXTRAIT DE L'ENTRETIEN QU'IL NOUS AVAIT ACCORDÉ EN 2013 CONCERNANT LA FOSSE SAINT-RENÉ, LORSQU'IL Y TRAVAILLAIT ET LES LUTTES QU'IL Y AVAIT MENÉES AVEC DES MINEURS DE TOUTES ORIGINES. 
DANS CET EXTRAIT, IL ÉVOQUE AVEC ÉMOTION ET HUMOUR LA FIGURE D'UN DE SES CAMARADES, FRANCO SOLDATI, DERNIER SURVIVANT À CE JOUR AVEC LUI DU CONSEIL MUNICIPAL DE 1959 OÙ IL AVAIT ÉTÉ ÉLU POUR LA PREMIÈRE FOIS :

"Franco Soldati, je l'ai connu au fond à la fosse Saint-René . Mais avant cela je l'ai découvert  au centre des jeunes mineurs sur le terril à Sin le noble. Plus tard je l'ai retrouvé  à la fosse Saint René .
Quand j'étais ouvrier, il était mon manoeuvre. Dans les années 53 , il a milité comme moi et nous avons fait toutes les grèves ensemble...
En 1956, il est devenu secrétaire de cellule. Et un jour de cette année , lors des événements de Hongrie, nous avons reçu l'ordre par l'intermédiaire d'Alexandre Derveaux qui était le délégué mineur de lancer une grève en solidarité avec le peuple hongrois. Et Franco, en sa qualité de secrétaire de cellule, est monté sur les grilles d'accès le long de la Nationale et s'est mis  à haranguer les mineurs afin de les convaincre de ne pas descendre par solidarité avec le peuple hongrois. 
En vérité, on était dans le vague.
" Pourquoi on fait  grève? À quoi est-ce que ça sert ? Est-ce que cela va les aider ?"
Tout le monde était indécis. Si quelqu'un avait dit : " on rentre" , on serait rentré, les autres auraient suivi. C'est alors que le responsable du syndicat FO, le vieux Bourgueuse, un acharné anticommuniste lance : « Toi qui es là qui parles, t'es italien retourne en Italie ». Alors, un ouvrier, qui s'appelait "Poupart", réputé pour son franc-parler, lui rétorque : « Et toi t'es un Flamand retourne dans tin pays, allez les gars, on s'en r'tourne à la maison ». 
À quoi tient le succès d'une grève parfois??? Tout le monde est reparti, on est revenu à 13 heures moins le quart pour le piquet de grève et on n'a jamais vu personne... Et le lendemain, on reprenait le travail. 
Quand on y repense aujourd'hui, on a été hasardeux, sur la corde raide... 
Et puis, d'autres fois , pour ne pas faire perdre une journée de salaire, on avait lancé les mots d'ordre de grève de 20 minutes pour dire de marquer le coup. Alors on faisait des grèves de 20 minutes, on commençait par un appel dans la salle de bain. Au bout de deux minutes, tu ne pouvais plus parler à cause des poussières sèches, tu crachais tout blanc, les gars se mettaient dehors à l'ombre et fumaient une cigarette, mais au bout de 20 minutes plus personne ne voulait descendre...
À une heure de l'après-midi, c'était exactement pareil, on faisait un appel, soit Alexandre Derveaux soit moi puisque j'étais son suppléant en tant que délégué mineur et secrétaire de section syndicale, et au bout de 20 minutes voilà finalement que le garde s'amène : « Monsieur l'ingénieur vous fait remarquer que les 20 minutes sont terminées et qu'il faudrait retourner au travail » 
Alors, je lançai l'appel à la reprise, mais plus personne ne voulait descendre, tout le monde voulait rentrer à la maison. Est-il possible ? Enfin, c'était la vie. Une vie de militant, on n'avait pas le temps de vieillir... On assumait et pourtant c'était dur..."

Pierre Dussart, (propos enregistrés et retranscrits par Jean-Marie Devaux dans le cadre de la préparation d’une exposition du groupe d’histoire locale sur les différentes immigrations à Guesnain en 2013)





Quelques photos que Pierre Dussart nous avait confiées et qu'il avait annotées au verso  :
CONSEIL MUNICIPAL DE 1959 (PIERRE DUSSART, 5ÈME EN PARTANT DE LA GAUCHE ENTRE ALFRED MALÉSIEUX ET FRANCO SOLDATI)

Au verso, indications manuscrites de Pierre Dussart, où il a noté au fur et à mesure les décès de ses camarades du conseil municipal élu en 1959
Conseil municipal de 1959 : Pierre Dussart, toujours au second plan, derrière Franco Soldati et Jules Lekien

les annotations portées par Pierre Dussart sur le verso de la photo ci-dessus 
Conseil municipal de 1995 : Pierre Dussart a apporté son soutien à la liste menée par Jean Pot contre Alexandre Derveaux en acceptant d'y figurer à la dernière place, par souci de laisser sa place à de plus jeunes ( au second plan, entre Louis Régniez et Jean Pot )

vendredi 31 octobre 2014

L'OBSERVATEUR DU DOUAISIS DU 30 OCTOBRE ANNONCE L'EXPOSITION DU GROUPE D'HISTOIRE LOCALE CONSACRÉE À LA VIE DANS LES CORONS DE GUESNAIN

32 panneaux tous pleins de photos anciennes retracent la vie dans les corons à Guesnain. Charbon, loisirs, ménage et commerces : le groupe d’histoire locale n’a rien oublié.

"A pots d'chuques ! " criaient les enfants en sortant de l'église après un baptême. Et les invités leur lançaient alors des dragées qu'ils s'empressaient de ramasser avant de rentrer chez eux, dans les corons. C'est cette ambiance d'antan qu'évoque la nouvelle exposition de la société d'histoire locale de Guesnain. La vie dans les corons, ce sont 32 panneaux pleins de photos, de vie et surtout d'anecdotes amusantes. Les cafés, les fêtes, la toilette des mineurs, les vacances, l'évacuation des eaux usées : rien n'est oublié.

Cette photographie présente la livraison du charbon : chaque mineur se faisait livrer à la demande et à domicile de quoi se chauffer. C'était la plupart du temps ce qu'on appelait du « menu », c'est-à-dire de la poussière de charbon.


De la ménagère aux loisirs des mineurs

Il y a même un panneau entier consacré à la ménagère, et un autre à la lessive, avec une photo des fameuses culottes de grand-mère ! « Quand j'étais petite, je ne comprenais pas pourquoi elles étaient fendues au milieu, je disais : “elles ne servent à rien tes culottes mamie !”, se souvient Joëlle Bruneau, de la société d'histoire locale. Mais bon à l'époque elles faisaient pipi debout ! » Il faut dire qu'il n'y avait ni toilettes, « les pissotières, c'était au fond du jardin ! » , ni eau courante dans les corons. Il fallait aller chercher de l'eau à la pompe, qu'on emmaillotait de paille pour éviter le gel l'hiver. Pendant que les femmes et les enfants faisaient les commissions et rendaient visite aux commerçants, les hommes jouaient en rentrant de la mine : javelot, combats de coqs, billon, pigeons… Toutes les photographies ou presque de l'exposition montrent des habitants de Guesnain. « Le centre historique minier a certainement plus de documentation que nous, précise Joëlle Bruneau, mais nous, ce qu'on voulait, c'était surtout toucher les gens d'ici ! » Des gens qui ont également mis la main à la pâte : photos prêtées, témoignages et anecdotes, cette exposition très soignée est un vrai régal pour les yeux.


Marchands ambulants

Elle fera même découvrir aux plus jeunes des métiers oubliés, comme le marchand ambulant de peaux de lapin. « Pendant la guerre, comme il n'y avait plus de tissus, je me souviens que ma mère m'avait acheté des peaux de lapin tannées pour me faire un manteau » , raconte Joëlle Bruneau. La société d'histoire locale a aussi questionné les anciens pour récolter un bon paquet de petites histoires oubliées. De la tisane concoctée avec les plantes ramassées en promenade, en passant par la carte donnée par les commerçants et où les enfants collaient des timbres, l'ancêtre de notre carte de fidélité, et même quelques recettes de grand-mère qui rappelleront certainement des souvenirs aux aînés ! Par exemple le cataplasme qui porte plutôt mal son nom : les Rigollots, à la farine de moutarde, pour désengorger les bronches et qui piquait sacrément. Et cherchez bien dans les panneaux : avec un peu de chance, vous repartirez avec la recette du sirop de carotte, un vieux remède de grandmère contre la toux … Idéal en ce début d'hiver !


Un vernissage fêté avec « eun’ goutte d’jus »

Pour inaugurer le début de l'exposition, I.L.G et le groupe d'histoire locale ont préparé des animations. Entre textes sur la vie dans les corons, musique par l'harmonie et chants en ch'ti, l'ambiance devrait être au rendez-vous. Préparez-vous à réviser les paroles d' Eun'goutted'jus et de Ibotund'mi! Pour le vernissage de cette exposition installée dans la médiathèque André Stil, rendez-vous le vendredi 7 novembre à 18h. Elle sera visible jusqu'au 29 novembre, de 14h à 17h. 

A la demande de la municipalité, le groupe d'histoire locale présente aussi une seconde exposition sur les Poilus, dans le cadre du centenaire, dans la salle de réception de la mairie dès le 11 novembre.

Claire Tahon, l'Observateur du Douaisis

lundi 11 août 2014

LES FOOTBALLEURS DU SPORTING REPRENNENT L'ENTRAÎNEMENT

Guesnain : reprise appliquée et en douceur pour les footballeurs du Sporting

En commençant une semaine avant les autres, Mehdi Benaïssi a programmé une reprise hebdomadaire basée principalement sur l’aérobie.
Mais, pour l’entraîneur du SC Guesnain, l’envie était aussi de retrouver sa bande, celle qu’il conduit depuis le mois de janvier. Malgré les grimaces des joueurs sous les efforts imposés par le coach, l’ambiance est au beau fixe. « Histoire de réhabituer le corps à l’endurance et aux efforts physiques, j’ai préféré commencer avec une semaine d’avance pour éviter les gros blocs de travail. Même s’il y a encore beaucoup d’absents, cela n’empêche pas de travailler sérieusement », confie le technicien guesninois entre deux séances de renforcement musculaire.
Une reprise en douceur sur le terril de Roost-Warendin, au parc Pécourt de Guesnain ou sur la piste du stade Barran. Autant de lieux pour réoxygéner le corps et l’esprit avant d’entamer une série de matchs amicaux qui donneront une première approche des capacités du collectif, les objectifs sportifs suivront ensuite.
- Départs : Bilal Brahimi (Dechy) ; Hugo Peira (Lambres-lez-Douai) ; Kevin Coquet (Saint-Nicolas-lez-Arras) ; Bastien Leleu (Sin-le-Noble).
- Arrivées : John Bednarz (gardien, Sin-le-Noble) ; Abdel Adimi (milieu, Flines) ; Mohamed Brahimi et Mohamed Taklit (attaquants, Douai) ; Naïm Benaïssi (milieu, Sin-le-Noble) ; Mustapha Bitch (défenseur, Aniche) ; Weslay Bourreau (défenseur, Sin-le-Noble) ; Nader Kheladi (attaquant, Sin-le-Noble) ; Pascal Ngaduni (défenseur, Oignies).
- Matchs amicaux : à Etaples-sur-Mer, ce dimanche ; à Feignies, mardi 12 août, à Avion, vendredi 15 août ; à Saint-Nicolas-lez-Arras, le 19 août et à Villeneuve d’Ascq le 23 août.
- Compétition : le 2e tour de la coupe de France aura lieu le 31 août avant la reprise du championnat le 7 septembre, à Sin-le-Noble. T. D. (CLP) 
VOIX DU NORD

MADAME SADOWSKI NE FERA PAS LA RENTRÉE PROCHAINE, ELLE PART EN RETRAITE APRÈS 31 ANS D'ENSEIGNEMENT À L'ÉCOLE JOLIOT ET MARIE CURIE DE GUESNAIN

Mme Sadowski entourée de Maryline Lucas et de M. Logeon

L’heure de la retraite a sonné. Après 31 ans comme enseignante au sein de l’école Joliot et Marie Curie de Guesnain, Madame Sadowski quitte son poste pour une retraite bien méritée. Son départ a été honoré en présence de la maire Maryline Lucas, du conseil municipal et de l’inspecteur académique. La première édile a mis en valeur le travail et le dévouement dont font preuve quotidiennement les enseignants et plus particulièrement ceux de Madame Sadowski. Madame le Maire a souligné ses qualités d’implication et de professionnalisme. Elle lui a souhaité une retraite paisible, joyeuse, et active.

vendredi 4 juillet 2014

LA VIE GUESNINOISE, NOUVELLE ÈRE, NOUVEL AIR, EST PARUE...

LE MAGAZINE DE LA VILLE DE GUESNAIN, NOUVELLE FORMULE, EST PARU.


NOTRE COMMENTAIRE : 
L'impression générale est positive. On a fait appel à un vrai imprimeur, guesninois qui plus est, "Ethap", entreprise d'insertion, dont la qualité du service est évidente dans ce premier numéro, "nouvel air, "nouvelle ère", de la nouvelle équipe municipale menée par Maryline Lucas. En cela, les exhortations d'ÉRIC GOLA à faire travailler des entreprises locales ont été suivies d'effet et c'est tant mieux.
Pour autant, le compte n'y est pas, puisque que, contrairement à ce qui avait été promis, l'expression directe et autonome des associations n'y figure nulle part, et que la parole de l'opposition (qui représente, faut-il le rappeler, un électeur sur deux, avec 47% des suffrages) en est absente, contrairement à ce que prévoit la loi pour les communes de plus de 3500 habitants. 

Rappel sur les droits de l’opposition : "Afin de garantir l’expression du pluralisme et de permettre au public de connaître les différents points de vue des élus sur les affaires communales, le législateur a reconnu un certain nombre de droits aux élus de l’opposition au sein du conseil municipal. Ainsi, conformément à l’article L. 2121-27-1 du CGCT, dans les communes de 3500 habitants et plus qui diffusent, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers de l’opposition municipale, dans les conditions fixées par le règlement intérieur."

Ajoutons que le contenu des différents articles ne cite que "Maryline Lucas" maire et "Mauricette Caspers" adjointe aux fêtes, oubliant les autres adjoints et membres du conseil, pourtant présents sur les photos, ce qui augure mal du travail d'équipe qu'on nous avait annoncé. 

Quant à l'éditorial du maire, on ne peut que déplorer la bourde commise à propos de la citation attribuée à Georges Bernanos, le grand écrivain catholique du 20 ème siècle, extraite du "journal d'un curé de campagne" dont le texte authentique est le suivant :
"Il est plus facile que l'on croit de se haïr. La grâce est de s'oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s'aimer humblement soi-même comme n'importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ" 
Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne

Comme on le voit, la citation tronquée et mutilée, utilisée dans sa démonstration par le nouveau maire de Guesnain est à contresens, puisqu'aussi bien le verbe haïr est utilisé par Georges Bernanos avec un pronom personnel réfléchi. Il ne s'agit donc pas dans la pensée de l'auteur de "haïr" son prochain mais de "se haïr" soi-même.
C'est le Curé de Torcy qui parle ainsi au petit curé de campagne en ces termes. Il a bien compris l'autodénigrement, l'autoflagellation que s'inflige son jeune dirigé. La haine de soi est souvent un péché de jeunesse, elle procède de l'ignorance...

Et si le propos du nouveau maire était de dénoncer les calomnies haineuses et les mensonges de la dernière campagne électorale, il aurait été préférable de ne pas commencer la mandature en trafiquant une citation pieuse hors de son contexte sachant la part, plus que substantielle qu'elle y a prise, dans le climat nauséabond qui a sévi lors de la dernière campagne électorale guesninoise, à l'issue de laquelle elle a finalement été mise en ballotage sévère au premier tour et élue de justesse au second tour par le jeu d'une alliance de circonstance, ce qu'il conviendrait de ne pas oublier...

Pour le reste, à vous de découvrir "LA VIE GUESNINOISE" puisqu'aussi bien vous en êtes tous, pour une part, les financeurs  et aussi dans une moindre mesure les acteurs :