jeudi 8 février 2018

Menaces de mort à l’encontre d’un(e) élu(e) municipal



Maryline Lucas, maire, a déclaré, lors du dernier conseil municipal, qu’un(e) élu(e) avait été victime de menaces dans le cadre de sa fonction et  sollicitait la protection fonctionnelle, qui consiste en la prise en charge des frais d’avocat pour l’assister à l’audience du tribunal correctionnel. Des menaces de mort ont en effet été proférées,  fin 2017, par un(e) adulte, à l’encontre de cet(te) élu(e), en mairie, et devant témoins. Le précédent conseil municipal avait d’ailleurs été l’occasion pour Maryline Lucas, hors séance, de dénoncer ce fait parmi d'autres incivilités récurrentes. « J’étais présente quand cela s'est produit, je n’ai jamais vécu une telle situation ! » affirme-t-elle.
À Jacky Maillard, objectant: « Sur quelle somme la commune s’engage-t-elle dans cette affaire ?», et s'étonnant que cette réaction n'ait pas eu lieu lors de faits précédents similaires à l'encontre d'Éric Gola en 2014,  Corinne Amadei s’est indignée : « Peut-on parler d’argent quand il y a menace de mort ? » Et Romuald Saenen de corriger : « Les faits évoqués étaient différents, il n'y avait pas eu alors de plainte personnelle déposée », concluant qu'il fallait maintenant "faire un exemple". 
Maryline Lucas a tenu à rassurer : « Nous demanderons le remboursement des frais d’avocat et de justice ». La délibération a finalement été votée à l’unanimité, Jacky Maillard, souhaitant au nom de l’opposition, que l’on évite «tout débordement passionnel sur cette question.»

Opération Salengro réussie



L’immeuble, autrefois café de la mairie, puis pizzeria, a bien failli fermer définitivement. C’est pour cela que la commune, par une délibération municipale du 3 mars 2015, faisant suite à une précédente délibération du 12 juin 2013, l'a acquis au prix de 90 000 €, plus les frais de notaire (2221,48€), suivant l’estimation des domaines.

Depuis, Sylvain Dagot, l’actuel locataire du désormais café restaurant Le Salengro, ( 800 €  mensuel ) depuis le 1er juillet 2015, a souhaité en devenir propriétaire afin de le rénover et l’agrandir. Preuve que son affaire est viable et florissante.

Compte tenu du versement des loyers depuis la signature (24 113 €) et de l’absence de travaux réalisés par la commune, Madame le maire a proposé lors du dernier conseil, de vendre cet immeuble au strict prix d’achat de 2015, soit 90 000 €, plus frais de notaire à charge de l’acquéreur.

Sylvain Devred a voté contre, estimant que « pour cet achat, on a dû souscrire un prêt, dont on ne récupère ni les intérêts ni les frais de notaire du premier acte. Et si l’acquéreur décide de revendre, on se retrouve avec le même problème. » Et Jacky Maillard d'observer : « Quelles garanties avons-nous que cela restera un commerce ? »

Mohamed Lahsen, adjoint aux travaux, fait valoir que « la réfection de la toiture, l’isolation et la mise aux normes de conformité nous coûteraient plus de 50 000 € si nous restions propriétaires. Pour Maryline Lucas : « On ne perd rien, compte tenu des loyers déjà versés et de l’estimation actuelle des domaines (114000€) et surtout, la fermeture d’un commerce a ainsi été évitée. S’il faut préempter à nouveau en cas de revente, nous le ferons.». 

Un nouveau foyer de jeunes travailleurs avec Prim’toit


C’est l’association Prim’toit (1) qui a fait l’acquisition de l’ancienne unité territoriale de prévention et d’action sociale, située rue Paul Éluard, pour en faire une résidence pour jeunes actifs. Cette information a été divulguée lors du dernier conseil municipal. Et Maryline Lucas s’est empressée de rassurer par avance les élus et la population : « Il ne s’agira pas d’y accueillir des primo délinquants mais bien des salariés, apprentis ou jeunes travailleurs détachés, de moins de 27 ans .» Et de préciser : « Le projet, à l’étude avec la CAD, prévoit l’aménagement de 23 chambres et d’une cuisine centrale, sans toucher à la structure du bâtiment. L’hébergement se fera pour une période limitée de 6 à 18 mois maximum. Et si tout va bien, l’établissement  sera actif dès 2019, Ce qui est une très bonne chose, car c’est souvent la galère pour les jeunes qui cherchent un hébergement. »
(1) Prim’toit existe depuis 1998 dans le Douaisis  et compte 5 résidences avec 2 dispositifs : l’un destiné aux jeunes travailleurs qui comprend 63 logements, l’autre pour les hébergements d’urgence de 39 places.

dimanche 21 janvier 2018

Voeux du dissident Sylvain Devred à la population




Cérémonie des voeux de la municipalité à la population



Devant une salle bien garnie, Maryline Lucas a présenté ses vœux à la population de Guesnain. Sur fond de baisses des subventions, la maire s’est dit inquiète quant à l’avenir de la vie culturelle et sportive dans la commune. La ville s’efforcera donc de rénover son patrimoine avec un budget limité.

Une chorale pour commencer l’année. Après des reprises de Vianney et Bigflo et Oli, c’est à la fin de Ma France de Jean Ferrat, que la maire Maryline Lucas a pris la parole. « Une chanson comme un symbole de cette France travailleuse. » Mais la toile de fond de son discours, ce fut la baisse des aides et subventions, notamment celles de l’État. Pour Guesnain cette diminution est de 1,2 à 1,7%, soit environ 60 000 euros. C’est 70% du budget des allocations versées aux différentes associations de la ville. « On assiste à la fin du monde rural au profit des grandes métropoles. Cela signifie que, bientôt, les mairies ne pourront plus tenir. Nous sommes devenus des chasseurs de subventions », s’est désolée Maryline Lucas.
Alors, pour les projets menés par la commune, il est question de « prioriser ». C’est en rafale, que la maire a passé les différentes actions en revue. Elle a d’abord rappelé les différentes initiatives sociales organisées en 2017 notamment au profit des plus jeunes. Classes de neige et ateliers de jardinage ont été mis en avant. Maryline Lucas a expliqué que des opérations de peinture avaient été réalisées en mairie ainsi que des travaux de rénovation dans différents bâtiments et rues de la ville.
2018, année de la maîtrise

Pour 2018, le mot d’ordre est toujours « maîtrise ». Les taux d’impositions seront maintenus comme les prix d’entrée dans les locaux municipaux pour les habitants de la commune.
Rayon travaux, au parc Pecourt, après la construction du skatepark, un citypark verra le jour et des équipements pourraient être installés dans l’aire de jeux. La rénovation de l’éclairage public va se poursuivre. La rue Ferrer fait peau neuve alors que la rue Paul-Éluard devrait être en réfection prochainement puisque la CAD y effectue des travaux d’assainissement. La salle des sports Abel-Michea sera mise aux normes signant la fin de la moquette dans le bâtiment.



En septembre, les travaux rue Ferrer ont impacté les abords de l'étang tout proche.


Niveau sécurité , une étude pour l’installation de la vidéosurveillance va être lancée. Maryline Lucas a justement terminé sur une mise en garde. Constatant une multiplication des dégradations dans la ville, et alors que plusieurs armoires EDF ont été vandalisées, elle a rappelé que ces actes pouvaient avoir des conséquences plus lourdes que de simples dégâts matériels.





           CÉRÉMONIE DES VOEUX 


L'Observateur du Douaisis   jeu., 18 janv. 2018

L’exemple de Jean Ferrat
C’est avec une déclaration d’amour à la France et une revendication clairement affichée de ses idées politiques que Marilyne Lucas, maire communiste, a présenté ses voeux jeudi 11 janvier.
Maryline Lucas compte sur la prise de conscience et la responsabilité des parents pour retrouver en 2018 une ville au climat apaisé.
Elle n’a pas caché son émotion en ce début de cérémonie quand l’Accord musical a interprété, à sa demande, la chanson Ma France de Jean Ferrat. Elle n’a pas non plus minimisé sa colère et son inquiétude face aux dégradations commises en nombre sur la commune. « Nous pourrons demain refaire une verrière, nous passer d’une balançoire mais nous ne pourrons jamais remplacer la vie d’un enfant. Nous voyons des choses aberrantes, des méfaits commis par des jeunes adultes, des adolescents voire par des enfants et c’est pour cela que je veux mettre en garde les parents », a expliqué l’élue qui redoute de plus en plus d’être confrontée « à des pertes humaines ». Ses craintes sont doubles. Elles concernent bien évidemment les riverains et usagers des espaces publics mais aussi les auteurs des faits. Depuis quelques mois, les verrières de l’école Elsa-Triolet ont dû être restaurées à plusieurs reprises, à peine installée la balancelle du Parc Pécourt a dû être retirée car dégradée et donc dangereuse, les armoires électriques sont régulièrement vandalisées privant les habitants d’électricité et présentant un réel danger...« Ce ne sont que quelques exemples, si ce n’est les plus coûteux, au moins les plus dangereux », a-t-elle insisté. Si elle a appelé à la conscience des parents, c’est aussi celle de ses administrés que Marilyne Lucas a tenté d’éveiller. En faisant le lien avec les paroles du texte de Jean Ferrat, elle a cité « tout ce que le Gouvernement actuel s’apprête à détruire sans vergogne : la sécurité sociale, l’hôpital public, le code du travail... ». En ajoutant à cette liste « les collectivités locales que l’on asphyxie, les contrats aidés et la taxe d’habitation supprimés », elle en est venue tout naturellement à ce qu’elle a tout de même réussi à mener à bien au cours de l’année écoulée. Après la rénovation d’un terrain à vendre rue Anne-Frank, la liaison Coeur d’îlot ou encore la réalisation du skate parc ou d’un verger pédagogique, 2018 est bien partie avec « une chasse aux subventions et des efforts partagés pour la réalisation du City stade, la réhabilitation de la salle Abel-Michéa, des aménagements au cimetière... ». Pour évoquer une solution potentielle aux problèmes évoqués précédemment, Maryline Lucas a confirmé « qu’une étude sur l’installation de vidéo- surveillance sera menée ».
          

  

samedi 4 novembre 2017

Sylvain Devred prend date pour les municipales 

Élu pour la première fois sur la liste majoritaire d’union de la gauche en 2014, Sylvain Devred vient d’annoncer publiquement la création d’une nouvelle association : « Guesnain  notre ville, votre avenir ». Dans le tract qu’il a distribué au porte à propos porte, il explique : « Cette association se veut être un espace d’échanges, de réflexions et de partages. Être à votre écoute, sans esprit partisan, afin de faire évoluer notre ville.».
Sylvain Devred n’en est pas à son premier coup d’éclat, puisqu’en juin 2015 il annonçait déjà publiquement son  départ du Parti socialiste dont il contestait le fonctionnement au plan local et  sa démission de conseiller délégué à l’information, mission pour laquelle il s’était beaucoup investi, suscitant selon lui la méfiance de collègues plus anciens .

jeudi 26 octobre 2017

Conseil municipal du 18 octobre 2017


Il a été beaucoup question d’appels d’offres et de marchés publics lors de la dernière séance du conseil municipal. Dès la lecture du compte-rendu de la précédente session, Sylvain Devred, Conseiller municipal dissident, s'est ému que le marché d’aménagement du piétonnier entre Cœur d’îlot et le centre-ville, confié à l’entreprise Jean Lefebvre à hauteur de 118 275 € hors-taxes, ait été sous-traité par elle pour ce qui est du pavage à l’entreprise « les paveurs du Nord ».

Jusque-là rien d’anormal, sauf que l’entreprise en question a utilisé à cette fin des salariés détachés portugais, logés à la semaine à l’hôtel et payés 600 € par mois, selon les témoignages recueillis directement auprès des intéressés par le conseiller municipal, indigné que l’on ne fasse pas appel à de la main-d’œuvre locale durement frappée par le chômage . Maryline Lucas, maire, s’étonne : « Je ne vois pas où est le problème, on ne peut pas contrôler la nationalité des salariés d’un chantier sur la commune. Et ce serait discriminatoire d’imposer la nationalité française dans le cadre de marchés publics. On peut tout au plus exiger de connaître les sous-traitants et souhaiter qu’ils soient locaux.». Pour Jacky Maillard : « les grosses entreprises répondent aux appels d’offres et imposent aux sous-traitants des conditions qui aboutissent à ces dérives. Corinne Amadei, première adjointe, visiblement choquée par les remarques de son colistier, résume sa pensée en ces termes : «Portugais ou Italien, c’est pareil, nous sommes tous européens. » Pour Mohamed Lahsen , adjoint aux travaux, « Ils ont fait du très bon travail, c’est le principal. ». Dont acte .
JMD 



Tempête autour d’un vieux banc et d’arbres tronçonnés

La séance du conseil municipal commence toujours par un inventaire à la Prévert des décisions prises par la maire depuis la dernière session. C’est l’occasion de mesurer l’intérêt ou l’impact des contrats et marchés passés avec les entreprises. On y découvre pêle-mêle le coût du feu d’artifice pour la fête communale de juillet : 3250 € TTC, la mise aux normes électriques des bâtiments publics par l’entreprise Devred : 28 765 € TTC, y compris des moyens de secours et de sécurité incendie : 12 699 € TTC. On prend la mesure du chamboulement de la rue Ferrer (chaussée, trottoir, enfouissement de réseau) pour 606 166 € hors-taxes, tranche ferme et 42054 € hors-taxes, tranche conditionnelle, dont 112000 € pris en charge par la CAD, ainsi que l’entretien du parc Pecourt et du cavalier Saint-René pour 30000 € ht réservé à l’entreprise adaptée « La Cordée ». 

On bute enfin sur le marché à bons de commande concernant l’élagage et l’abattage d’arbres, confié à « Au pied de mon arbre » de Cantin pour 50 000 € hors-taxes sur deux ans. Lequel a commencé bien mal en semant l’émoi chez les habitués du parc Pecourt. Une dizaine d’arbres ont en effet été tronçonnés à proximité du skate parc en cours de reconstruction . Il n’en fallait pas plus pour  enflammer les réseaux sociaux dénonçant tant la coupe des grands arbres, près du skate parc, que l’amateurisme supposé des bûcherons ou même la fermeture du parc, jugée abusive. Pour l’adjoint aux travaux, rien de tout cela  n’était fondé car « le banc était déjà abîmé et l’entreprise, chargée du déboisage, l’a évacué à ses frais en fin de chantier». 
Le skate parc rénové



La sécurité renforcée à la médiathèque

Des incivilités, des insultes et des comportements agressifs pourront désormais conduire à une interdiction d’entrée à la médiathèque.


Le conseil municipal a validé unanimement la modification du règlement initial de la médiathèque. Désormais, « les usagers sont tenus de respecter le calme à l’intérieur des locaux et d’y avoir une tenue correcte... Des comportements irrespectueux ou agressifs entraîneront une interdiction d’entrée temporaire ou définitive, sur décision de Madame le maire. »
Il s’agit pour Maryline Lucas de mettre un terme « aux insultes subies par le personnel »  ainsi qu’à la négligence de certains emprunteurs malgré plusieurs rappels.  
Jacky Maillard pour l’opposition a pourtant mis en garde sur la notion de tenue correcte et souhaité qu’on évite tout délit de «sale gueule» .  De plus, la possibilité pour le personnel de la médiathèque de « contrôler le caractère licite des sites consultés et d’interrompre le cas échéant les connexions » ne doit pas se traduire par une atteinte à la liberté et à la discrétion des usagers. Maryline Lucas l’a rassuré sur ce point faisant état de sécurité renforcée sur le site informatique interdisant tout débordement.

Épisol le vaut bien

Une subvention de 200 € a été attribuée à Episol , en grave difficulté financière, du fait de la baisse des dotations. Rappelons que cette épicerie solidaire dont le siège est à Guesnain, vient en aide à plus de 500 familles réparties dans 17 communes. Maryline Lucas a exprimé son inquiétude pour l’avenir, estimant qu’il fallait préserver « ce beau projet, cette belle aventure humaine». Et elle a appelé les 17 autres communes à faire le même geste, ce qui permettrait de solder  3 mois de loyer des locaux . « Il faut que chacun y mette du sien ! » a-t-elle conclu, soutenue par un vote unanime du conseil municipal. 

On ne fait pas que consommer, à Épisol, on s’y forme aussi aux finances, aux économies d’énergie, au budget et aux agios, au «  juste prix  » des denrées, dans des ateliers d’échange de savoir-faire